"La LFP demande une réunion d'urgence avec le ministère de l'Économie, des Finances et de la Relance, et le ministère de l'Education Nationale de la Jeunesse et des Sports pour recevoir les dirigeants de la LFP et une délégation de clubs afin de construire un plan de soutien d'urgence", a écrit l'instance dans un communiqué publié à l'issue d'un Conseil d'administration.

La LFP estime en effet que "les mesures déjà prises par le gouvernement pour la saison en cours (de l'ordre de 100 M EUR hors prêt garanti par l'Etat pour le football professionnel) en novembre dernier se révèlent malheureusement insuffisantes ou inadaptées pour poursuivre l'activité de la filière".

Ces derniers jours, plusieurs dirigeants de clubs avaient déjà appelé l'Etat à la rescousse: certains ont évoqué un potentiel effort sur la taxe Buffet (5% sur les droits audiovisuels), des exonérations de charges, voire même, à plus long terme, une évolution de la loi Evin (sur l'alcool dans les stades).

Le football professionnel français met notamment en avant le huis clos sanitaire, quasiment généralisé depuis le mois de mars 2020, qui prive tous les clubs de revenus de billetterie et d'hospitalités.

La Ligue a au passage communiqué les chiffres consolidés de son manque à gagner en termes de droits TV, après la défaillance du diffuseur Mediapro et la réattribution des matches à Canal+ jusqu'à la fin de saison, actée jeudi.

Ainsi, en incluant les droits internationaux qui n'ont, eux, pas évolué, la Ligue prévoit des revenus TV de 759,1 M EUR cette saison, contre 1,307 md EUR espérés initialement, avec les sommes records proposées par Mediapro. Soit un manque à gagner de 548 millions d'euros.

Ces derniers jours, la DNCG, le gendarme du football français, avait projeté des pertes globales d'1,3 milliard d'euros pour la Ligue 1 cette saison, en raison de la crise sanitaire et celle des droits TV.