Mourinho a su trouver les mots pour renverser la situation contre Newcastle. Et sauver sa tête.

Une entame cataclysmique avec deux buts encaissés en dix minutes puis un final en apothéose avec, comme un pied-de-nez majuscule à ses contempteurs, une victoire arrachée dans les arrêts de jeu comme aux plus grandes heures du Fergie Time.

José Mourinho reste en sursis mais le Portugais a su activer les bons leviers pour renverser Newcastle et se sauver. Deux des trois buts mancuniens ont été inscrits par des remplaçants, le premier par Mata et le troisième par Alexis. Le deuxième étant des pieds de Martial. Comme pour mieux prouver que son fluide en termes de coaching pouvait encore fonctionner.

Lui aussi entré en jeu à la pause, Marouane Fellaini en convenait : "La première période a été difficile mais nous avons été plus agressifs ensuite et nous avons joué plus directement. Le manager nous a demandé d’être des hommes, de ne pas avoir peur et de jouer. Tout simplement. Et c’est ce que nous avons fait."

Quand Romelu Lukaku, admirable par son sens collectif, a joué l’autruche en ne convainquant pas grand monde quand il a été interrogé sur la pression pesant sur son entraîneur, répondant "je ne sais pas ce que la presse dit parce que je n’ai pas lu un journal depuis la Coupe du Monde", l’attaquant a rappelé une évidence.

"Il ne faut pas toujours incriminer le manager, il nous donne des consignes et si nous ne les appliquons pas, nous sommes en difficulté", a-t-il insisté, revenant ensuite sur cette mi-temps qui a tout changé. "Nous avons juste pensé ‘allons-y, faisons-le, donnons tout’ et c’est ce que nous avons fait. C’est ce que les supporters veulent voir, de la qualité et du sacrifice en même temps" , a souligné le Diable, réfutant l’hypothèse d’un vestiaire en miettes : "Notre équipe est merveilleuse. Le vestiaire a toujours été bien à United." Et il peut encore sauver José Mourinho…