La Lega Serie A, qui organise la première division italienne de football, a approuvé lundi la réduction des salaires des joueurs à la suite de la suspension du championnat en raison du coronavirus. Le syndicat des joueurs n'a pas tardé à réagir, émettant des doutes quant à cette décision.

L'accord prévoit une réduction d'un tiers du salaire annuel brut (soit quatre mois du salaire mensuel moyen tout compris), dans le cas où la saison ne reprendrait pas et une réduction d'un sixième du salaire annuel brut (soit deux mois du salaire mensuel moyen tout compris) s'il sera possible de disputer le reste de la saison. La proposition a été votée à l'unanimité à l'exception de la Juventus, qui a déjà trouvé un accord avec ses joueurs, lesquels ont renoncé à leurs salaires de mars à juin.

Des accords individuels doivent encore être signés entre les clubs et les joueurs.

La Ligue italienne, qui était réunie ce lundi en visioconférence, a par ailleurs répété sa "volonté d'amener la saison à son terme et de reprendre le jeu, sans courir de risques, uniquement quand les conditions sanitaires et les décisions gouvernementales le permettront".

Lundi soir, le syndicat des joueurs italiens (AIC) a réagi amèrement à cette décision prise par les formations transalpines. "Il est assez inquiétant de voir les clubs tenir une réunion pour dire qu'ils ne payeront pas entièrement les salaires alors qu'en réalité, ils ont négocié avec les joueurs afin de trouver une solution d'un commun accord", a déclaré le président de l'AIC Damiano Tommasi à l'agence de presse italienne ANSA.

L'ancien joueur de l'AS Rome a ajouté que l'AIC estimait que cette décision était "irrecevable". "Les mêmes présidents ont autorisé les matches jusqu'au 8 mars et les entraînements jusqu'à la mi-mars."

Le championnat italien est à l'arrêt depuis Juventus-Inter joué le 8 mars.