"Trois hommes britanniques dont l'un est un footballeur d'une équipe britannique s'en sont pris dans la nuit de jeudi à vendredi à des policiers en blessant légèrement quatre d'entre eux et ont été arrêtés", a déclaré à l'AFP Petros Vassilakis, un responsable de la police de Syros, une île proche.

Ils seront présentés au procureur de Syros vendredi après-midi, a-t-il ajouté.

D'après l'agence de presse grecque ANA, Harry Maguire, son frère et un ami se seraient bagarrés avec d'autres touristes anglais dans un bar sur l'île touristique de Mykonos.

Lorsque les policiers, alertés par des habitants, sont arrivés sur place, ils ont été insultés et un des suspects a agressé un officier.

Les policiers ont demandé aux trois hommes de les suivre au poste, mais ceux-ci ont essayé de s'échapper, selon Petros Vassilakis.

Selon le communiqué officiel de la police, une seconde bagarre a éclaté au poste de police local où les trois hommes "ont résisté avec acharnement (à l'arrestation), poussant et frappant trois officiers", selon ce même texte.

L'un des suspects a ensuite essayé de soudoyer les officiers pour étouffer l'incident, assure la police grecque.

Manchester United a confirmé avoir connaissance "d'un incident présumé dans lequel a été impliqué Harry Maguire hier soir (jeudi) à Mykonos".

Le défenseur anglais de 27 ans, transféré de Leicester il y a un an contre 87 millions d'euros, "coopère entièrement avec les autorités grecques", a précisé le club dans un communiqué rapporté par l'agence Press Association.

"A ce stade, nous n'allons pas faire de commentaires supplémentaires", a précisé Manchester United.

Cette affaire est intervenue avant l'entrée en vigueur vendredi soir d'un couvre-feu dans les boîtes de nuit et les restaurants de Mykonos, en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

Discothèques, bar et restaurants sont désormais censés fermer à minuit, les masques être obligatoires et seuls les groupes de neuf personnes maximum sont autorisés à se déplacer.

Mais les gérants déplorent que les clients qui quittent leurs établissements se regroupent ensuite simplement dans la rue.