Plutôt calme d'habitude, le gardien des Spurs a "pété une case" au moment de rejoindre le vestiaire après la première mi-temps du match entre Tottenham contre Everton en clôture de la 33e journée de Premier League.

Alors que les joueurs de Tottenham se dirigeaient tous vers le vestiaire, Hugo Lloris est arrivé d'un pas décidé vers son équipier coréen Heung-Min Son, le bousculant volontairement. Sur les images de l'altercation, on peut voir le gardien français s'emballer sur l'ailier coréen, les coéquipiers des deux hommes s'intercalant rapidement entre eux pour les séparer.


Sans l’intervention de Giovani Lo Celso, Harry Winks puis Moussa Sissoko, les choses auraient-elles dérapé ? Sans doute pas, car au moment d'entamer la deuxième période, Lloris et Son semblaient déjà réconciliés, au vu de l'accolade qu'ils se sont donnée avant de reprendre le match.


Les Spurs se sont finalement imposés face à Everton (0-1), et pointent maintenant au 8e rang de la Premier League, à une longueur d'Arsenal, 7e.

Au micro de Sky Sports après le match, Lloris a relativisé l'incident. "Ce qui s'est passé entre Sonny et moi, ça fait juste partie du football, parfois. Mais il n'y a aucun problème du tout. Vous l'avez vu à la fin du match, on est plus qu'heureux d'être dans cette équipe et d'avoir pris les trois points", a-t-il assuré.

Il a confirmé que c'était l'attitude de son coéquipier sur la dernière occasion du premier acte qui avait provoqué cette explosion d'adrénaline et de testostérone.

"Concéder une occasion quelques secondes avant la mi-temps, parce qu'on n'a pas pressé correctement, oui ça m'a agacé. Mais ça fait partie du football, ce n'est pas un problème, on passe à autre chose".

L'entraîneur des Spurs, José Mourinho, toujours narquois et provocateur, a revendiqué sa part de responsabilité dans l'incident et affiché une certaine satisfaction.

"Si vous voulez critiquer quelqu'un, c'est moi", a-t-il affirmé au sujet de l'incident.

"J'ai critiqué mes joueurs qui ne sont, à mes yeux, pas assez critiques les uns envers les autres. Je leur ai demandé d'être plus exigeants et de mettre leur coéquipiers sous pression pour qu'il y ait cet esprit d'équipe où on donne tout les uns pour les autres".

Quant à l'accrochage lui-même, "il y a eu quelques gros mots, je ne sais même pas s'il y a eu des +poussettes+ ou pas, mais c'est quelque chose d'important pour que l'équipe grandisse, parce qu'il faut des personnalités fortes, donc j'étais très content", a dit le "Special One", l'un de ses surnoms.

"Je leur ai dit à la pause: avec ce type de réaction, je n'ai aucun doute que dans la deuxième période vous allez être solidaires jusqu'au bout", a-t-il même confié.