Iniesta a rejoint le Vissel Kobe en 2018 après avoir joué plus de 600 matches avec Barcelone, où il a remporté quatre fois la Ligue des champions et neuf fois la Liga.

Mais il a eu du mal à briller à Kobe, à part en Coupe de l'Empereur en 2019 et en Super Coupe du Japon en 2020, les deux seuls trophées qu'il a réussi à ajouter jusqu'ici à sa riche collection.

Pire, le champion du monde 2010 et champion d'Europe 2008 est maintenant confronté au risque de connaître la relégation pour la première fois de sa carrière, sauf si son équipe arrive rapidement à redresser la situation.

Le Vissel Kobe a fait un début de saison désastreux en J-League et se trouve actuellement à l'avant-dernière place du classement (17e, 4 points) après 10 matches (4 nuls, 6 défaites).

L'entraîneur japonais Atsuhiro Miura, en poste depuis 2020, a été licencié le mois dernier et remplacé par le vétéran espagnol Miguel Angel Lotina, un technicien dont le CV comprend des relégations avec cinq clubs différents dans son pays d'origine.

"Nous n'avons pas su profiter de la plupart de nos occasions et nous n'avons pas été capables non plus de tenir le coup en défense", avait regretté Iniesta en début de saison.

"Du temps devant nous"

"Tout ce que nous pouvons faire, c'est de continuer à chercher la victoire et essayer de nous améliorer", avait ajouté celui qui aura 38 ans au mois de mai.

Ce n'est pas du tout ce qui était prévu quand il a déménagé de Barcelone vers la ville portuaire japonaise de Kobe pour un contrat princier de trois ans estimé à 30 millions de dollars annuels.

En mai 2021, il a signé une prolongation de deux ans pour ce qui sera sûrement son dernier contrat, mais il a parfois semblé manquer cruellement de rythme cette saison.

Le Vissel Kobe est le club le plus riche du Japon, appartenant au milliardaire Hiroshi Mikitani, le PDG-fondateur du géant japonais du commerce en ligne Rakuten.

Iniesta a pourtant eu des coéquipiers de renom, comme l'Allemand Lukas Podolski et son compatriote David Villa, et joue désormais aux côtés des anciens Barcelonais Bojan Krkic et Sergi Samper.

En attendant de trouver la clef en championnat, le club japonais et sa star espagnole espèrent que la Ligue des champions asiatique où ils affrontent mardi le club hongkongais de Kitchee, va leur permettre enfin de lancer leur saison et de renouer avec la victoire.

"Quand (une équipe) se retrouve dans cette situation, ce n'est pas seulement pour une raison, mais pour plusieurs raisons", insiste Lotina.

"Nous avons encore du temps devant nous", temporise l'entraîneur espagnol.