Son surnom de Special One est jeté à la poubelle depuis déjà plusieurs saisons. Il n’est pas près de le retrouver... Arrivé cet été à l’AS Roma, José Mourinho avait été chaleureusement accueilli par les tifosi giallorossi. L’ancien entraineur des Spurs a déménagé dans la Ville Eternelle avec le statut de top coach.

Mais son bilan ne plaide aujourd’hui pas vraiment pour lui... 25 points sur 48 possibles.Avec un match en moins, la Roma accueille la Spezia ce soir (20h45) depuis la 8e place du classement, à 15 longueurs du leader, l’Inter Milan.

À Rome, un autre élément important fait grincer des dents. Le club romain possède un maigre bilan, 1 point sur 15, face aux grosses écuries italiennes. L’équipe de José Mourinho a perdu quatre de ses cinq confrontations face à des concurrents directs pour la course à l’Europe : la Lazio (3-2), la Juve (1-0), le Milan (1-2) et l’Inter (0-3). Ses éléments suffisent-ils pour juger le travail de Mourinho à l’AS Roma ? Pas vraiment.

La Roma en dehors du top 4

Le club romain n’est tout simplement plus une grosse cylindrée du championnat italien. Orpheline d’Edin Dzeko parti à l’Inter, la Louve possède un effectif dénué de grandes stars, contrairement aux autres formations transalpines.

De plus, tous les clubs du top 4 ont misé sur la stabilité depuis quelques années. A contrario, la Roma a changé quatre fois d’entraineurs depuis 2017. Le club est en retard par rapport à ses rivales qui se battent pour l’Europe. Difficile donc de les comparer : la mission de José Mourinho n’est pas évidente. Il doit reconstruire à partir de zéro.

« Nous avons besoin de temps et je fais référence à l'effectif, la mentalité et toutes les structures sportives autour de l'équipe », observe Thiago Pinto, directeur sportif de la Roma. « Nous n'allons pas faire émerger une équipe instantanément et ce n'est certainement pas le moment de remettre en cause le projet, la stratégie et encore moins le leadership de Mourinho. »

Une gestion d’équipe à revoir

Si José Mourinho possède des circonstances atténuantes pour expliquer ce bilan mitigé, il n’est pas exempt de tout reproche pour autant. Après avoir débuté la saison sur un 9/9 en championnat, les Romains soufflent le chaud et le froid. Et cette irrégularité qui agace l’entraineur portugais. Mais le 21 octobre, José Mourinho amorce un début de crise lors d’une rencontre en Conférence League face au club norvégien de Bodo Glimt.

La raison ? Une défaite cinglante 6-1. Furieux, José Mourinho sort en conférence de presse assume ses responsabilités mais pointe aussi du doigt le manque de qualité de ses joueurs. « Si je pouvais toujours jouer avec les mêmes, je le ferais. Cest un grand risque, il y a une grande différence de qualité entre un groupe de joueurs et un autre groupe, j'ai décidé qu'à ce stade il était juste de faire ces changements. Je sais que certains d'entre nous ont des limites, ce n'est pas nouveau, mais je m'attendais à une autre réponse. La responsabilité est la mienne. »

Cette sortie médiatique a mis le feu aux poudres. Le coach portugais a davantage divisé et fragilisé son vestiaire au lieu de le renforcer. Après cette déclaration, le club romain a patiné en championnat. Il n’a pris que 4 points sur 12, avec au passage une défaite face au promu Venise. Depuis lors, la Roma a pris six points en quatre matchs, mais dont a perdu deux fois de suite, face à Bologne (1-0) et l’Inter (0-3).

Après une demi-saison en Italie, le bilan du Mou est mitigé. Difficile donc de parler de réussite ou d’échec, pour le moment. Il lui reste six mois pour prouver aux tifosi de l'AS Roma qu’il méritait son accueil chaleureux.