Hier, deux des plus grands egos de la planète football se rencontraient avec Cristiano Ronaldo et Zlatan Ibrahimovic. Avec une victoire pour le Suédois.

Incorrigible Zlatan. Après avoir été menés de deux buts à San Siro face au leader turinois, les Rossoneri sont revenus de nulle part pour arracher une belle victoire 4-2. Avec un but sur penalty et un assist en 67 minutes, Zlatan Ibrahimovic a été l'un des artisans de ce retour.

Après la rencontre, la star de 37 ans n'a pas hésité à prendre la parole aux micros de DAZN. Et comme à son habitude, il n'a pas eu sa langue dans sa poche. En douceur, il a commencé par évoquer son âge: "Je suis vieux, ce n'est pas un secret, mais l'âge n'est qu'un nombre. Je fais des bons entraînements, je gère mon rythme et aujourd'hui j'ai joué plus que contre la Lazio (NDLR il avait joué 45 minutes). Je vais bien et j'essaie d'aider l'équipe de quelque manière que ce soit."

Des déclarations assez convenues pour celui qui parle de lui à la troisième personne. Pas de panique, il a enfin mis la seconde lorsqu'il a évoqué son rôle au sein du Milan AC. "Je suis président, entraîneur et joueur, tout ça ensemble, mais ils ne me paient que pour un seul rôle. Si j'avais été là depuis le premier jour, nous aurions gagné le Scudetto." Des propos qui lui ressemblent nettement plus.

Auteur de six buts et de trois passes décisives en treize rencontres toutes compétitions confondues, il est vrai que Zlatan a réussi son pari: rester performant dans l'un des cinq championnats majeurs malgré son âge et après avoir évolué pendant deux ans en MLS. Mieux selon Opta, le géant a été décisif huit fois en neuf titularisations de Serie A. Avant son arrivée le 2 janvier dernier, les Milanais se morfondaient à une inquiétante onzième place. Aujourd'hui, le club se retrouve cinquième, derrière l'inaccessible quatuor de tête et de la C1 qui se situe à 14 points. Toujours est-il que l'AC Milan se bat à présent pour une place en Europa League avec comme prochaine journée un Naples - Milan qui pourrait s'avérer décisif. Un demi-miracle lorsque l'on évoque l'état du club avant l'arrivée du géant suédois.


Pas là pour faire la mascotte

Annoncé partant pendant la pause liée à la crise du Covid-19, Zlatan avoue qu'il ne sait pas encore de quoi son avenir sera fait. Cependant, pas question pour lui de rester pour faire de la figuration. "A 38 ans, je n'ai plus le physique d'avant et je ne peux plus faire tout ce que je faisais alors. Je me débrouille avec l'intelligence. Mais je ne suis pas là pour faire la mascotte, je veux apporter des résultats au club et aux tifosi." En d'autres termes, Zlatan se sent bien et veut continuer à se sentir important.

Même si rien n'est figé, la situation pousse plus à croire au départ qu'à une éventuelle prolongation de contrat. Toujours après la rencontre, il a déclaré ceci: " Il reste encore un mois pour s'amuser puis viendront des choses que nous ne pouvons pas contrôler. Nous faisons notre travail, nous sommes des professionnels. Je suis heureux de jouer mais je suis désolé pour les fans car c'était peut-être la dernière fois qu'ils pouvaient me voir en live. Dans quel sens? Il suffit de lire entre les lignes. La situation avec des stades vides est étrange. C'est dommage d'être sans supporters. Aujourd'hui, San Siro aurait été à guichets fermés, ça aurait été sympa, ils auraient pu s'amuser avec nous."

Du Zlatan dans le texte. On s'amuse avant, on réfléchit après.