Des douze clubs de football qui ont annoncé conjointement la création de la Super League dimanche soir, la Juventus est la seule à émettre des réserves. Le club italien coté en bourse a révélé dans sa propre déclaration qu'il n'était pas encore certain que la Super League voie le jour. "Les clubs qui ont fondé ce projet font de leur mieux pour le mettre en œuvre le plus rapidement possible", a indiqué la Juventus. "Cependant, à l'heure actuelle, nous ne pouvons pas garantir que le projet sera finalement lancé avec succès ni prédire le moment exact de son lancement."

Le président de la Juventus, Andrea Agnelli, deviendra vice-président de la Super League. M. Agnelli a démissionné de son poste de président de l'ECA, l'organisation qui chapeaute les 246 meilleurs clubs européens. Dans ce rôle, l'Italien s'est précédemment prononcé en faveur des réformes proposées pour la Ligue des Champions.

Juste avant que l'UEFA ne veuille officialiser ces réformes ce lundi, douze grands clubs anglais, italiens et espagnols (AC Milan, Arsenal, Atlético Madrid, Chelsea FC, FC Barcelone, Inter Milan, Juventus, Liverpool, Manchester City, Manchester United, Real Madrid et Tottenham) ont annoncé qu'ils allaient créer leur propre Super League.

Trois clubs devraient les rejoindre dès la première saison. Ensuite, cinq clubs pourraient se qualifier chaque année.

Depuis les années 1990, les grands clubs européens discutent de la création éventuelle d'une Super League qui serait le pendant de la Ligue des Champions gérée par l'UEFA.

Le basketball européen a connu cette scission en 2000-2001 quand l'ULEB, qui réunit les plus importantes ligues professionnelles européennes, a créé l'EuroLeague en marge de la fédération internationale (FIBA). Après un saison avec deux compétitions concurrentes, l'épreuve de l'ULEB avec tous les meilleurs clubs s'est imposée et est aujourd'hui la référence. La FIBA a créé en 2016 la Ligue des champions (Basketball Champions League) qui oppose les équipes du sub-top européen.