Sur le terrain, le Barça va mieux. Hormis l’humiliation en Ligue des Champions face au PSG (1-4), les hommes de Ronald Koeman restent sur une série de treize matchs sans défaite en Liga (10 victoires, 3 partages). Les revoilà même à cinq points de l’Atletico Madrid. Mais en coulisses, c’est l’implosion totale.

Ce lundi matin, la police catalane a débarqué en nombre au siège du club avec des agents du département des délits économiques. De nombreux documents ont été saisis tandis que plusieurs employés ont été interrogés.

Et puis, quatre personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre et emmenées au commissariat : Román Gómez Ponti (chef des services juridiques), Jaume Masferrer (chef du cabinet du président), Oscar Grau (directeur exécutif du club) et, surtout, Josep Maria Bartomeu, le président démissionnaire.

“Le FC Barcelone a offert sa pleine collaboration à l’autorité judiciaire et policière afin de clarifier l’objet de cette enquête”, a réagi le club. “Le club exprime son plus grand respect pour les procédures judiciaires en cours et pour le principe de la présomption d’innocence des personnes touchées.”

Cette opération a été menée dans le cadre du Barçagate, une affaire qui a éclaté il y a un an après une enquête du média Cadena Ser. La radio révélait qu’une campagne présumée de calomnies a été menée contre des figures du Barça (comme Lionel Messi ou Gerard Piqué) sur les réseaux sociaux, orchestrée par une entreprise travaillant pour le club.

Le but de cette campagne était d’améliorer l’image de Josep Maria Bartomeu, les personnes visées étant toutes critiques à l’égard du président, qui a démissionné le 27 octobre dernier. Le club aurait versé un million d’euros en six factures distinctes à cette entreprise.

De quoi semer la zizanie au sein du club catalan, à six jours des élections présidentielles (dimanche). Joan Laporta, favori au poste, s’est d’ailleurs dit “profondément déçu que ces événements, car ils portent gravement atteinte à l’image et à la réputation du club”