Championnats étrangers Si Chelsea a été d’une faiblesse confondante, les Citizens ont livré une prestation sans fausse note pour les faire exploser (6-0).

C’est un luxe qui dit tout de la marge, du gouffre qui sépare actuellement Manchester City et Chelsea.

À l’heure où aucun détail n’est à négliger dans la course au titre où ses hommes, qui comptent un match de plus que Liverpool, ont repris la tête grâce à une différence de buts qu’ils ont soignée (+54 contre +44), Pep Guardiola a pu gérer les temps de jeu de trois de ses cadres.

Le Catalan a pu remplacer Sergio Agüero (65e), Kevin De Bruyne (68e) et Fernandinho (76e) très tôt dans une partie qui, pour City, a rimé avec symphonie. Fantastique.

Avec en guise de première note une passe de Kevin De Bruyne pour tout débloquer quand le Diable, au moment de tirer son coup franc, a vu que Marcos Alonso avait déserté son couloir où Eden Hazard n’avait pas eu le temps de se replacer pour trouver Bernardo Silva, passeur décisif pour Raheem Sterling (4e).

L’Anglais a scellé le festival, tranquillement (80e), pendant que Gündogan a lui aussi marqué (25e) et qu’Agüero, auteur d’un triplé (13e, 19e et 56e) aurait pu s’offrir un quintuplé s’il n’avait pas manqué une énorme occasion à un mètre du but (8e) ou si la barre n’avait pas repoussé sa tête (51e) sur une merveille de centre de De Bruyne.

"En marquer six contre Chelsea et en jouant de la manière dont laquelle nous l’avons fait, c’est incroyable. Félicitations aux joueurs, ils ont été incroyables", s’est enthousiasmé Pep Guardiola.

"Nous en parlions ce matin, nous nous sommes entraînés sur les phases arrêtées, avons travaillé certains mouvements et je ne pensais pas que nous allions marquer autant de buts."

Le tout alors que David Silva, Leroy Sané, Gabriel Jesus et Riyad Mahrez étaient sur le banc. Ce qui en dit beaucoup de la force de frappe de cette équipe incarnée par Sergio Agüero.

"Nous dépendons de lui, il faut chérir un attaquant comme lui", a souligné Raheem Sterling au micro de Sky quand Oleksandr Zinchenko a parfaitement résumé le personnage : "c’est une légende, une machine à marquer".

"J’admire sa régularité, il est fantastique", dit de lui Guardiola qui réfute toute idée de pression dans la lutte pour le titre "parce que cela n’existe pas".

"Nous sommes premiers mais devons attendre ce que Liverpool va faire à Old Trafford comme nous avons joué un match de plus", a tempéré le Catalan. "Ils gagnent, ils sont premiers. Avec nous derrière." Dans la position d’un chasseur qui fait de plus en plus peur…