Partout en Europe, l’heure est à l’économie. Et aux négociations.

En Italie, un accord qui reste soumis à une entente entre les joueurs et leurs clubs a été trouvé, a indiqué la Lega. Si la saison, interrompue depuis le 9 mars, ne reprend pas, les joueurs verront leur rémunération brute annuelle réduite d’un tiers et d’un sixième si la compétition reprend, ce qui représente entre deux et quatre mois de salaire. La mesure ne concerne pas la Juventus où le staff et les joueurs ont réduit leurs émoluments de 30 %.

En Allemagne, un barème comparable a également été appliqué mais par les clubs. À titre d’exemple, le Borussia Dortmund de Thorgan Hazard et Axel Witsel a acté le principe d’une diminution de 20 % de salaire en cas d’annulation de la saison et de 10 % pour une reprise à huis clos.

En France, un accord est proche. Chaque joueur sera libre ou pas de souscrire à une diminution de salaire graduelle de 20 % entre 10 et 20 000 euros, de 30 % entre 20 et 50 000 euros, de 30 % entre 50 et 100 000 euros et de 50 % au-delà.

En Espagne, les négociations se font de club à club : les joueurs n’approuvent pas l’idée de la Ligue d’avoir recours au chômage partiel. Les joueurs du Barça ont par exemple accepté de diminuer leur salaire de 70 % pour que les autres employés du club continuent à être payés normalement.

En Angleterre, la situation est plus compliquée : une réunion entre les joueurs et leurs dirigeants a mis en lumière une fracture entre les deux camps. Les seconds souhaitent diminuer de 30 % les salaires des premiers qui refusent, prétextant qu’une telle mesure ferait perdre 250 millions d’euros de rentrées fiscales à l’État puisqu’ils sont imposés à hauteur de 45 %. S’ils sont d’accord pour un effort, ils préféreraient directement financer le système de santé via un fonds spécial.