L'image de la douleur de la superstar brésilienne occupe lundi la "une" de L'Equipe. "Une balle dans le pied", titre le quotidien sportif. "Une sale soirée" pour l'attaquant, décrit de son côté Le Parisien.

Le N.10 est sorti sur civière dans les arrêts de jeu, touché à la cheville gauche par le tacle de son compatriote Thiago Mendes.

Après consultation de l'assistance vidéo, l'arbitre Benoît Bastien a adressé un carton rouge au milieu lyonnais, qui s'est excusé durant la nuit pour son geste rugueux.

"Les erreurs, ça arrive. Mais je suis ici pour demander sincèrement pardon à Neymar", a-t-il écrit sur Instagram.

Le joueur visait aussi à éteindre le début de polémique lancé par le père de Neymar, en colère face aux fautes que subit régulièrement son fils.

"Pu... Jusqu'à quand? On en a tellement parlé, on a tellement souligné ces excès de violence! (...) Continuons ainsi et le football va beaucoup perdre", a lancé le "Pai" ("Papa") sur les réseaux sociaux.

Le PSG risque de perdre gros, aussi. Le club attend dans la journée le résultat des tests de son meneur de jeu, aux antécédents médicaux qui ne tendent pas à rassurer.

"Grand pas en arrière"

Depuis son arrivée en 2017 en grande pompe (pour la somme record de 222 M EUR), le Brésilien a raté plus de 70 matches, notamment en raison de plusieurs blessures aux pieds.

L'entraîneur Thomas Tuchel a confié son "inquiétude". Déjà privé de Marquinhos, il pourrait devoir se passer de son attaquant phare pour le choc à venir dimanche sur le terrain de Lille, nouveau leader de Ligue 1.

Les Parisiens ont été détrônés au terme d'une soirée difficile contre Lyon. En plus de perdre Neymar, le club de la capitale a égaré la flamme qui l'animait en Ligue des champions, en livrant l'une de ses pires copies de la saison.

"Un grand pas en arrière", a fustigé le technicien allemand.


Devant tant d'irrégularité, difficile de savoir dans quel état de forme arrivera le PSG en février, à l'heure d'aborder les 8es de finale aller.

Mais Paris a montré, lors d'une phase de groupes en montagnes russes, qu'il pouvait se sortir des situations les plus difficiles. Il a gagné le droit d'aborder le tirage au sort comme tête de série.

"Finir premier, ça nous donne la possibilité de jouer le match retour à domicile. Mais vous connaissez bien l'histoire du PSG: ce n'est pas facile de surmonter ces huitièmes de finale", rappelait la semaine dernière Tuchel.

Gare à l'Atlético

Le FC Barcelone et l'Atlético Madrid sont ses deux adversaires potentiels les plus redoutables. Mais le Barça, huitième de Liga, n'est que l'ombre de lui-même depuis plusieurs mois.

Pour Paris, il s'agirait de prendre sa revanche après la "remontada" subie en 2017 (6-1). Mais le duel Messi-Neymar devrait prendre toute la lumière, pour leur première confrontation depuis le départ fracassant du Brésilien il y a trois ans.

Une partie du FC Barcelone rêve d'accueillir à nouveau "Ney" qui a clamé en novembre de son envie de rejouer avec Messi... et de rester au PSG, alors que les négociations sur son contrat expirant en 2022 sont en cours.

L'Atlético offrirait au Brésilien l'occasion de saluer un autre glorieux ancien coéquipier: Luis Suarez, parti l'été dernier de Catalogne.

La défense en acier trempé des "Colchoneros", fidèles aux principes de leur rugueux entraîneur Diego Simeone, a été fatale à Liverpool, alors tenant du titre, en 8es la saison passée. Ce mois-ci, les Madrilènes ont mis fin à la série record de 15 victoires consécutives en C1 du Bayern (1-1).

Paris pourrait préférer tomber contre une équipe moins expérimentée à ce niveau, le Borussia Mönchengladbach, Séville, la Lazio Rome ou l'Atalanta Bergame, qu'il avait battu en quart en août dernier (2-1).