"On n'a pas apprécié du tout. Si quelqu'un n'est pas content, s'il décide de rester, il doit respecter soit la politique sportive, soit les règles internes", a déclaré le dirigeant, qui pour la première fois en public s'oppose au technicien allemand.

Cette mise au point crispe l'ambiance au sein du vice-champion d'Europe à trois jours de la clôture du marché des transferts, lundi soir.

"Il faut comprendre le moment que l'on vit tous, il y a des situations très graves. Ne pas comprendre cette situation, on n'a pas aimé. Maintenant, on va voir en interne", a-t-il déclaré aux journalistes, après le succès contre Angers (6-1).

"On n'a pas apprécie du tout. Ce n'est pas une question de mercato, mais de forme. Pour rester dans ce club, il faut être content, avec l'envie de souffrir pour le club, l'esprit de sacrifice, même si on vit un moment compliqué. Si on peut signer des joueurs, très bien. Sinon, on y va. C'est l'esprit qu'on cherche", a poursuivi Leonardo.

"Personne n'achète"

"Je n'ai pas aimé non plus de dire que cette équipe-là est faible. On parle d'une équipe énorme. Tout le monde a perdu des millions, c'est bizarre d'en parler. Personne n'achète, à part en Angleterre, qui est un monde à part", a encore dit "Leo", en disant que la crise sanitaire avait provoqué un manque à gagner de près de 100 M EUR au club.

Le directeur sportif, qui est retourné à Paris l'été dernier, n'a pas choisi Tuchel, arrivé un an avant lui. Si les relations entre les deux hommes n'ont jamais été idylliques, elles deviennent désormais glaciales.

"Si on reste avec ce groupe aujourd'hui, honnêtement, on ne peut pas demander les mêmes choses", avait déclaré jeudi le technicien allemand, qui se plaignait des maigres renforts: un latéral droit (Alessandro Florenzi) et un troisième gardien (Alexandre Letellier) pour remplacer le meilleur buteur du club (Edinson Cavani), un capitaine en défense centrale (Thiago Silva), un milieu (Tanguy Kouassi) et un latéral droit (Thomas Meunier).

Avec cet effectif amoindri, l'entraîneur était "inquiet" devant le calendrier difficile qui l'attend, et notamment la Ligue des champions condensée en un mois et demi à partir du 20 octobre.

Après ce succès contre Angers, le PSG aborde deux semaines de trêve internationale, mais les coulisses risquent d'être encore très agitées.