Championnats étrangers

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond.

Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, certains voulant mettre dix Diables aux dix premières places et d'autres affirmant effrontément que le championnat italien est le plus beau de tous (ok, on exagère). Mais en mélangeant ces avis aussi fous que différents, on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route.

Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie. Et comme on en a sûrement oublié, on vous invitera à débattre de tout ça dans les commentaires, évidemment. Vous avez même le droit de dire qu'on n'y connait rien, ou que Proto et Batshuayi avaient largement leur place dans le classement.

Place aux mieux classés de la première moitié de ce top 100 : cinq gars qui ne rêvent que du rectangle adverse.


Le capitaine de Naples ne sera pas de la fête au Brésil l’année prochaine. Et c’est bien dommage. A 26 ans, le Slovaque est pourtant considéré comme l’un des meilleurs milieux offensifs européens. Au San Paolo, les supporters se régalent de chacune de ses touches de balle. Cet ambidextre possède la vista et la percussion nécessaires pour bonifier les partenaires qui évoluent à ses côtés. Après Lavezzi et Cavani, ce sont désormais Higuain, Callejon et Mertens qui virevoltent autour de celui qui a vu le jour à Banska Bystrica. Buteur ou passeur selon les circonstances, Hamsik reste sur une année 2013 particulièrement riche. Il fut le deuxième meilleur passeur européen (15 assists) de la saison écoulée devançant même un certain Mesut Özil. Avec l’arrivée de Rafael Benitez, il a du s’adapter à un jeu moins direct que sous Mazzarri. Du coup, il est un peu moins présent à la dernière passe, mais un peu plus efficace en zone de finition. Deuxième de la Serie A, Naples a été cruellement éliminé en C1 malgré un total de 12 points. Mais les Partenopei pourront toujours compter sur l’homme à la crête, aux tatouages et à l’appareil dentaire puisqu'il a juré fidélité au club au point de vouloir y achever sa carrière. Qui a dit que l'amour du maillot n'existait plus ?


Manchester City l'a laissé filer gratuitement à Chelsea. Les Blues s'en débarasseront deux ans plus tard pour 15 millions d'euros alors qu'il n'avait jamais vraiment reçu sa chance malgré les prestations fantomatiques de Fernando Torres. Lui, c'est Daniel Sturridge. Incontestablement l'un des meilleurs attaquants de Premier League, qui régale aujourd'hui Liverpool bien qu'il soit dans l'ombre d'un certain Luis Suarez. Polyvalent, il peut dépanner sur les flancs de l'attaque bien qu'il préfère le poste d'avant-centre. Un poste où sa technique, ses appels en profondeur et sa vitesse font des ravages. Chez les Reds, où il a fait ses débuts en janvier dernier, il n'aura fallu que 26 rencontres à Sturridge pour atteindre la barre des 20 buts. Un véritable record qui justifie à lui seul cette place de choix dans notre top 100. Pendant ce temps-là, Chelsea se cherche toujours un attaquant de pointe de haut niveau. Abramovitch doit commencer à se dire que ses différents managers ont bien des lacunes à ce niveau puisque Lukaku et Sturridge font des miracles depuis qu'ils sont partis. Et si Torres redevenait le El Nino de la grande époque une fois qu'il aura quitté Londres ?


Un footballeur arménien dans un top 100 mondial, c’est une première. Mais Henrikh Mkhitaryan méritait bien cet honneur. Il faut dire que sa famille a toujours baigné dans le foot. Un père, ancien professionnel en France décédé quand il n’avait que 7 ans, une mère travaillant pour la fédération nationale et une soeur employée par l’UEFA, il était donc normal que le fils trouve son bonheur balle au pied. A seulement 25 ans, il est déjà le meilleur joueur de la jeune histoire de son pays. Pas difficile, direz-vous, mais le talent de la gâchette arménienne est tellement grand que le Borussia Dortmund n’a pas hésité à débourser 27,5 millions d’euros pour s’attacher ses services. A l’ombre de la Signal Iduna Park, Mkhitaryan doit faire oublier Mario Götze qui a répondu aux sirènes bavaroises. Pour l’instant, les débuts sont encourageants. Trois buts, quatre passes décisives. Même si on attendait un peu mieux d’un garçon ayant fait trembler les filets à 25 reprises la saison passée au Shakthar Donetsk. Mais le championnat ukrainien n’est pas la Bundesliga et Mkhitaryan doit s’adapter aux spécificités d’un jeu plus physique et rigoureux. Il possède cependant toutes les qualités et l’humilité nécessaire pour y parvenir. Et si Jürgen Klopp l’a à la bonne, l’Arménien pourrait encore prendre une autre dimension.


C'est l'histoire d'un renard des surfaces qui se veut en fait être un attaquant plutôt complet. Un Franco-Argentin que la France a logiquement essayé de s'approprier avant de le laisser rejoindre Messi & co sous les couleurs de l'Albiceleste. Il faut dire que depuis que Benzema est venu truster la majeure partie de son temps de jeu au Real Madrid, Gonzalo n'apprécie guère l'Hexagone et ses gentils mangeurs de fromage. Il faut dire que Benzema s'est montré plus complet que lui, et surtout plus utile dans le jeu en décrochage. Puisqu'il en avait marre de dépendre de l'irrégularité de la Benz' pour fouler le pré, l'Argentin a fini par aller voir ailleurs si l'herbe n'était pas plus verte. Un compromis qui plait à tout le monde puisque le Real a récupéré 40 millions d'euros dans l'affaire, tandis que Naples a fait du joueur son buteur attitré. Un buteur qui fait presque oublier Edinson Cavani puisqu'il a déjà claqué 12 buts en 17 matches. Et Dieu sait que faire "presque oublier" Cavani du côté de San Paolo est une prouesse de haut niveau.


Formé au Real Madrid, c'est à Valence que Juan Mata a explosé pour rejoindre Chelsea à l'été 2011. Son indemnité de transfert élevée (30 millions d'euros) ne lui a mis guère de pression puisque l'Espagnol s'est rapidement adapté à la Premier League. En 2013, il a presque définitivement déserté les flancs pour endosser le rôle de n°10 à temps plein, sous Benitez comme sous Mourinho. Une position où il est en concurrence avec Oscar. En plaçant le Brésilien 77e et l'Espagnol 51e, DH.be montre son désaccord avec le Special One, qui a fait de l'auriverde son titulaire. Il faut dire que Mourinho n'a jamais caché son scepticisme à propos de Juan Mata. Pourtant, le champion d'Europe et du monde en titre répond présent lors de chaque grand rendez-vous. Il a notamment donné deux assists en finale de l'Europa League, en mai dernier. Un rien moins percutant qu'Eden Hazard sur le flanc, il est le complément parfait du Diable rouge, qu'il trouve les yeux fermés, quand il est aligné dans l'axe. Mais il est, c'est vrai, moins travailleur que l'infatigable Oscar. Et Dieu sait que José aime les travailleurs... Qu'à cela ne tienne, le PSG fait le forcing pour s'offrir un talent que Mourinho est en train de laisser moisir sur le banc. Un talent en or. Un Mata d'or, si vous préférez.