Licencié pour faute grave en décembre 2017, l'entraîneur argentin, aujourd'hui à la tête de Leeds en Premier League, réclamait près de 19 millions d'euros à son ancien club au titre des dommages et intérêts pour rupture injustifiée et abusive du contrat de travail.

Interrogé, par visioconférence, en février dernier, Marcelo Bielsa s'était montré très offensif, dénonçant notamment ses mauvaises relations avec Luis Campos, conseiller du président d'alors, Gérard Lopez.

"Ce que je veux expliquer, c'est le harcèlement que j'ai subi lors des mois de septembre et octobre avant mon licenciement afin de me déstabiliser pour me pousser à la démission, saboter ma gestion et faire obstacle à mon travail, dégradant mon autorité", avait-il affirmé.

Si Marcelo Bielsa invoquait la signature d'un pré-contrat le 14 février 2017 doté d'une clause qui impliquait le versement des salaires restant en cas de rupture anticipée, le tribunal des Prud'hommes a jugé que c'est le contrat datant du 1er juillet 2017 qui prévalait.

Il a également jugé que la convocation à un entretien préalable à un éventuel licenciement avait été faite et a retenu la faute grave.

"Je pense que c'est une décision juste", a réagi l'avocat du Losc, Me Bertrand Wambeke.

Cette décision est un soulagement pour le club nordiste, champion de France en mai mais en difficulté financièrement.

Propriétaire depuis janvier, le fonds d'investissement Merlyn Partners a injecté 50 millions d'euros en janvier pour éviter une cessation de paiements. Lille n'a également laissé partir son entraîneur Christophe Galtier à Nice que contre une indemnité estimée à 3 millions d'euros et a repris l'entraînement sans avoir nommé son remplaçant.