Les Reds, avec 69 points, ont mis à profit le petit faux pas lundi des Citizens (70 pts) contre Crystal Palace (0-0) pour réduire encore l'écart, alors que les deux équipes ont le même nombre de matches joués.

Pour Arsenal, c'est une occasion de consolider la 4e place, avec 51 points, qui s'envole, d'autant que la victoire de Tottenham à Brighton (2-0) ramène les Spurs à 3 longueurs, même s'ils ont un match en plus.

Cette rencontre n'a pas été sans rappeler celle contre Manchester City le 1er janvier quand les Londoniens avaient fait mieux que jeu égal avec les leaders, menant même au score avant de perdre le contrôle du match juste avant l'heure de jeu.

Arsenal n'a jamais mené contre Liverpool et, pour tout dire, même s'il lui a donné beaucoup de mal, n'a été que très peu menaçant.

Alisson a tout de même eu à répondre présent sur un ballon envoyé par Thiago Alcantara dans les pieds d'Alexandre Lacazette, qui a transmis à Martin Odegaard, dont la frappe a été déviée au-dessus par le gardien brésilien (51e).

Défensivement, les hommes de Mikel Arteta ont aussi fait un excellent travail, ne concédant pratiquement rien à part une tête de Virgil van Dijk sur corner, bien repoussée par Aaron Ramsdale dès la 2e minute.

Mais, encore une fois, aux alentours de l'heure de jeu, Arsenal a craqué.

C'est d'abord une très belle passe verticale de Thiago Alcantara entre les lignes qui a permis à Diogo Jota de rentrer dans la surface et de profiter d'une belle erreur de placement de Ramsdale, qui a laissé son premier poteau ouvert, pour ouvrir le score (1-0, 55e).

Sept minutes plus tard, sur un ballon mal dégagé, Andrew Robertson a centré au premier poteau et Roberto Firmino, entré en jeu 6 minutes plus tôt à la place du buteur Jota, a dévié subtilement le ballon dans les six mètres pour doubler la mise (2-0, 62e).

City peut trembler

En ménageant Mohamed Salah presque une heure, sans jamais se départir de son calme ni rien chambouler dans son jeu ou sa composition, Liverpool a encore montré quel "tueur" il était et pourquoi Pep Guardiola et City devaient désormais dormir d'un sommeil moins lourd.

Mais l'entraîneur de Liverpool tient à garder la tête froide.

"La dynamique est la plus fragile des fleurs sur la planète", a expliqué Jürgen Klopp à la fin du match, "si quelqu'un marche dessus, vous devez travailler pour retrouver la dynamique et vous en sortir".

"Avoir un rythme c'est bien mais avoir un rythme, c'est jouer tous les quatre jours, trois jours, c'est un rythme, mais c'est un rythme intense, nous ne nous plaignons pas, nous voulons jouer toutes les compétitions", a-t-il ajouté.

Les Reds et City ne joueront plus qu'une fois en championnat avant leur rendez-vous du 10 avril à l'Etihad, Liverpool pour accueillir Watford et City à Burnley, le 2 avril.

Si le titre ne se jouera pas sur un match, un éventuel vainqueur dans cette confrontation directe prendrait un avantage psychologique certain.

"Notre seule chance, c'est de gagner un nombre insensé de matchs de football parce que nos adversaires gagnent un nombre incroyable de matchs de football", a souligné Klopp, assurant ne pas trop penser à son rival mancunéen.

Dans l'autre match de la soirée, Tottenham a enfoncé encore un peu plus Brighton (2-0), dont c'était la 6e défaite de rang.

Un tir de Dejan Kulusevski dévié par Cristian Romero (1-0, 37e) et un face-à-face remporté par l'inévitable Harry Kane (2-0, 57e) ont suffi au bonheur de Spurs.

Très irrégulier, avec huit victoires et huit défaites sur les 16 derniers matches toutes compétitions confondues, les unes se succédant aux autres presque régulièrement, les Spurs sont malgré tout encore à portée de la 4e place.

Mais pour viser plus haut, il va falloir essayer d'enchaîner les résultats positifs, si possible dès dimanche, avec la réception de West Ham, un rival direct pour l'Europe.