Le Portugais a-t-il trouvé une nouvelle méthode pour booster ses joueurs ?

"Si j’étais défenseur, je serais fâché sur mes attaquants. Ils étaient mous et perdaient trop de ballons, faisaient trop de mauvais choix." Bim.

Le scud est signé José Mourinho, juste après le (nouveau) match nul de ses hommes contre Anderlecht en Europa League.

Début avril, le coach portugais s’en était déjà pris à ses avants après le piteux 0-0 contre West Brom. Rashford, Martial, Lingard et Mkhitaryan avaient fait les frais de la colère de Mourinho. Celui-ci leur avait reproché de "louper des occasions faciles" et, surtout, de "disparaître" au beau milieu du match.

Soit le même grief formulé après le match contre le Sporting. "Quand on compare notre domination au nombre de buts qu’on met, il y a un gros paradoxe. On doit tuer ces équipes", avait-il déclaré à l’époque.

Mais le Mou s’en prenait alors à des gamins et un ex-remplaçant revenu en grâce. À Anderlecht, Mourinho s’est, sans le citer, attaqué à Ibrahimovic, le seul élément de ManU à vraiment évoluer à un haut niveau de façon régulière depuis le début de la saison.

Et on imagine que la grande gueule au catogan n’a pas dû apprécier les déclarations de son patron, lui qui avec ses 17 pions et 5 assists a un pied dans quasi 50 % des buts inscrits par son club en championnat. Une équipe qui ne brille guère par son aisance offensive (46 buts en 30 matches, on est loin de 68 goals de Liverpool, meilleure attaque de la Premier League).

Cette pique balancée par un maître de la communication aura-t-elle pour effet de décupler les forces d’Ibra, un monstre d’ego qui n’apprécie rien de plus que de prouver que ses détracteurs ont tort de le critiquer ? Un tel scénario est quasi indispensable à United pour accéder au Top 4 et à la Ligue des Champions, même si les Red Devils, 5es, comptent toujours deux matches de retard sur Arsenal, et un sur Chelsea, Tottenham et City.

Courtois, Luiz, Cahill, Azpilicueta et les autres sont prévenus : les avants de United ont quelque chose à prouver…