Championnats étrangers Le Brésilien a été accueilli comme un traître avant de délivrer son équipe.

Échaudés par un été tumultueux et ses nombreux rebondissements concernant un éventuel transfert de Neymar, les supporters parisiens avaient réservé un accueil glacial à la star brésilienne pour son retour au Parc des Princes après des mois d’absence. "Ton nom sur la tour Eiffel, les millions d’euros sur tes comptes, tes virées open-bar : bienvenue en enfer, Calimero", affichait une des banderoles les plus respectueuses envers l’attaquant parisien.

Neymar, qui a également eu le tort d’affirmer cet été que la Remontada (NdlR : face au PSG) était son meilleur souvenir sportif, a aussi essuyé de nombreux sifflets, notamment lors de l’évocation de son nom par le speaker du stade.

Dans cette ambiancE délétère, le PSG a balbutié son football face à une courageuse équipe de Strasbourg. Les hommes de Thomas Tuchel ont attendu les arrêts de jeu pour trouver l’ouverture. Et c’est Neymar, d’une splendide retournée acrobatique, qui a délivré les siens. "Je suis très tranquille. On sait tous ce qu’il s’est passé, je comprends que ce soit très difficile pour les supporters. Mais à partir de maintenant, je suis un joueur du PSG. S’ils veulent me siffler, il n’y a pas de problème. On est plus de 25 joueurs dans l’effectif, tu ne peux pas te focaliser sur un seul. Les autres joueurs ne méritent pas de vivre cette situation", a indiqué le Brésilien en zone mixte.

L’opération reconquête du cœur des supporters parisiens, a donc formidablement bien débuté pour Neymar. Mais le joueur le plus cher de l’histoire a encore un long chemin à parcourir pour se faire absoudre. Puisque le pardon passera par une victoire en Champions League, de l’aveu même d’Anne Hidalgo, la maire de Paris...