Lyon-Marseille venait à peine de débuter lorsque, sur le premier corner du match, le n°10 des visiteurs, Dimitri Payet, était touché au niveau de la tempe par une bouteille lancée par un spectateur. Après une interminable attente (plus de 1h30), le match était finalement définitivement arrêté.



Près d'un mois plus tard, celui qui est peut-être le meilleur joueur du championnat hors-PSG est revenu dans une longue tribune publiée dans "Le Monde" sur ces événements. "Est-ce que je dois arrêter de tirer les corners ? Est-ce que je dois arrêter de jouer au football ? Dites-moi" écrit-il notamment.

Et d'expliquer: "En fait, j’ai été autant blessé par la bouteille que par l’impression d’être le responsable des violences et de l’arrêt du match. Je dis stop ! Y en a marre. J’en ai marre que chacun mette son grain de sel sans apporter le début d’une solution. Désolé, mais il faut le dire, ce n’est pas le préfet qui se trouve sur le terrain, ni le procureur, ni le délégué de la Ligue, ni les présidents de Nice, de Lyon ou de Marseille."

"J'attends que les joueurs soient plus solidaires entre eux, quel que soit le club dans lequel ils évoluent. Lorsqu'il s'agit de notre sécurité, j'aimerais que l'on oublie nos appartenances, qu'il n'y ait ni maillot, ni fanions, ni couleurs. On ne peut pas continuer comme ça" précise-t-il enfin, alors que les violences dans les stades ont beaucoup impacté la Ligue 1, ces derniers mois.