Chelsea poursuit sa moisson de victoires.

Chelsea a affirmé sa suprématie en infligeant sa première défaite à Arsenal au terme d'un match tendu (2-0) tandis que Manchester United a entrepris sa remontée vers les sommets en battant Everton (2-1) dimanche lors de la 7e journée du championnat d'Angleterre.

Outre le leader qui possède désormais neuf points d'avance sur les Gunners et cinq sur son dauphin City, vainqueur samedi d'Aston Villa (2-0), c'est donc United, l'autre club de Manchester, qui fait la bonne affaire du jour en grimpant à la 4e place.

Limités comme souvent contre aussi gros qu'eux, les Gunners n'ont pas failli à leur réputation. Les Blues non plus d'ailleurs en évoluant encore avec une équipe comptable de son talent mais redoutablement efficace et réaliste.

Après une passe d'armes musclée entre Wenger et Mourinho consécutif à un tacle violent de Cahill sur Sanchez (20), le remplacement de Courtois par Cech après un contact involontaire mais rude avec le Chilien (24), Stamford Bridge a continué de rugir de plaisir lorsque un slalom de Hazard descendu par Koscielny a abouti à un penalty (27).

Buteur, le Belge a été imité en fin de match par Costa (78). L'Espagnol doit beaucoup son 9e but à l'ouverture lumineuse du "traitre" Fabregas. L'ancien capitaine d'Arsenal en est lui désormais à sept passes décisives.

Déjà humiliés 6-0 par les Blues au printemps, c'en était trop pour ces Gunners qui ont encore subi de plein fouet la science d'un adversaire plus dur qui se plait à mettre les mains dans le cambouis quand eux répugnent à se salir et continuent de penser naïvement qu'ils s'en sortiront par le jeu.

Entre les deux buts, les Gunners d'un Wenger qui en est désormais à 12 matches sans victoire contre Mourinho, ont en effet eu leur chance mais ils ont à chaque fois manqué d'un peu de vitesse ou de spontanéité. Özil a lui beaucoup à se reprocher dans sa comparaison avec Hazard, qui sait hausser son niveau dans les grands matches.

Après une rencontre qui va vraisemblablement limiter les ambitions des Gunners cette saison, ceux-ci mettent donc fin à 11 matches d'invincibilité en championnat quand celle de Chelsea se prolonge à une 10e rencontre toute compétitions confondues. Leur 3e match d'affilée sans encaisser de but confirme même au contraire leur montée en puissance.

Plus tôt, les "Red Devils" ont affiché une dynamique équivalente mais plus modeste en réussissant pour la première fois cette saison à enchaîner une deuxième victoire d'affilée, seulement la troisième en tout. Le spectre de la saison galère s'éloigne un peu plus pour Louis van Gaal.

Cerise sur le gâteau, après le troisième but en cinq matches du déjà bien acclimaté Di Maria (27), le très actif Falcao a enfin ouvert son compteur (62) alors que Mata, auteur d'une passe décisive, a parfaitement bien pallié la suspension de Rooney.

Encore passive, la défense continue pourtant de donner des signes inquiétants, à l'exception de l'impeccable gardien De Gea.

Avant le 4e but de Naismith (55) et sans l'Espagnol, Baines aurait ainsi pu égaliser plus tôt s'il n'avait manqué le premier penalty de sa carrière en Premier League à sa quinzième tentative (45).

Malgré leur bonne volonté, les Toffees, qui comptent toujours une seule victoire, n'ont plus rien de l'outsider accrocheur de l'an passé aujourd'hui premier non relégable (17) après sa 300e défaite en Premier League.

Tottenham a lui pris le dessus (1-0) sur Southampton dans le match très disputé entre les deux équipes qui se battent pour contrarier le Big Four. Dans un bon jour, les Spurs ont pris l'avantage par Eriksen et ensuite Lloris a fait en sorte de ne plus le lâcher.

Avec 11 points, autant que MU, Tottenham est 6e. Battus par Mauricio Pochettino, leur ancien coach, les Saints, reculent eux sur le podium (3).

Neuf points séparent donc désormais Chelsea qui sait parfaitement trouver le petit plus pour remporter ce genre de rencontre, d'Arsenal, qui une nouvelle fois pourra dire qu'il ne lui a pas manqué grand chose.

Le choc entre Chelsea (1er) et Arsenal (7), les deux grands rivaux de Londres que tout oppose à commencer par la mentalité, a donc été tendu à souhait avec sept avertissements.

Humiliés 6-0 par les Blues au printemps, les Gunners ont encore subi de plein fouet la science d'un adversaire plus dur qui se plait à mettre les mains dans le cambouis quand eux répugnent à se salir et continuent de penser qu'ils s'en sortiront par le jeu.

Le premier acte est donc intervenu à la 20e minute lorsque Cahill a découpé Sanchez, ce qui ne lui a valu qu'un jaune et ce qui a donné à Wenger l'occasion de repousser violemment Mourinho le long de la touche après un échange verbal musclé entre eux.

Le 2e n'a pas mis longtemps à se jouer puisque Arsenal s'est fait surprendre par une accélération axiale d'Hazard, stoppé irrégulièrement par Koscielny dans la surface.

Le Belge s'est fait ensuite justice lui-même (27) et dans une physionomie de matches qu'ils apprécient tout particulièrement, ses coéquipiers, déjà pas particulièrement époustouflants avant mais bigrement froids et réalistes, ont ensuite géré comme ils l'entendaient.

Assez logiquement, Chelsea a même aggravé le score, évidemment grâce au 9e but de Costa (78), et évidemment après la 7e passe décisive splendide de Fabregas, cruel contre son ex-club.

Car Chelsea a plus de métier. Si c'est rarement aussi joli que les arabesques d'Arsenal, c'est sûrement plus efficace. Dans son match à distance avec Hazard, Özil a ainsi encore été très décevant.

Les deux hommes ne sont pas particulièrement réguliers, mais le Belge sait hausser son niveau dans les grands matches quand l'Allemand traine comme un boulet le prix de son transfert.

Du coup, Welbeck, auteur d'un triplé mercredi, n'a pas démérité devant mais il s'est le plus souvent battu seul.

Entre les deux buts, les Gunners d'un Wenger qui en est désormais à 12 matches sans victoire contre Mourinho, ont en effet eu leur chance mais ils ont à chaque fois manqué d'un peu de vitesse ou de spontanéité pour surprendre Cech, remplaçant (24) au pied levé Courtois victime d'un coup involontaire de Sanchez dans une sortie (10).

Les Gunners mettent donc fin à 11 matches d'invincibilité en championnat quand celle de Chelsea se prolonge à une 10e rencontre toute compétitions confondues après ce 3e match d'affilée sans encaisser de but.

Instructive, la rencontre indique également clairement que Chelsea jouera encore cette saison vraisemblablement dans une autre cour qu'Arsenal.