Grâce à son 3-4-2-1, instauré fin septembre, Conte a ressuscité des hommes que l’on n’attendait plus…

Si Chelsea a remporté la Premier League cette saison, c’est en partie grâce à ses Belges. Mais pas seulement. Zoom sur ces éléments qui ont fait la différence.

Conté et le 3-4-2-1 : l’arrivée du manager italien l’été dernier a directement eu l’effet escompté. Il a rendu vie à un vestiaire qui avait souffert en 2015-16. Conte avait d’abord envisagé d’entamer la saison en 4-2-4 avant de se rabattre sur un 4-2-3-1 plus traditionnel. La défaite à Arsenal (3-0) a été une prise de conscience pour l’Italien, qui a alors opté pour le 3-4-2-1. S’en suit alors cette "série incroyable de 13 victoires". Le déclic, dixit Eden Hazard.

Le monstre Kanté : s’il a été élu meilleur joueur de Premier League, ce n’est évidemment pas pour rien. Infatigable au milieu de terrain, le médian français a réalisé une incroyable saison. Champion pour la deuxième année de suite, il a incontestablement été le pion le plus solide de l’effectif des Blues.

David Luiz et la défense : arrivé du PSG sur la pointe des pieds, David Luiz a prouvé à ceux qui en doutaient qu’il était un défenseur de classe mondiale, lorsqu’il était bien entouré. Protégé par la présence de deux défenseurs centraux à ses côtés (un Cahill revenu à son niveau et un Azpilicueta recentré), il a pu exprimer ses qualités de relance et combler les carences en créativité de ses milieux défensifs.

Les flancs, Moses et Alonso : qui aurait parié sur eux en début de saison ? Avec Victor Moses, qui avait pas mal bourlingué et en qui plus personne ne croyait réellement et Marcos Alonso, arrivé de la Fiorentina sans faire de bruit, Conte a trouvé l’équilibre parfait sur ses flancs. Un pari gagnant.

Diego Costa, monsieur but : une fois n’est pas coutume, l’Espagnol a surtout parlé avec ses pieds cette saison. Même les rumeurs de son départ en Chine n’ont pas altéré son rendement. Il a conservé sa capacité à créer le danger à lui tout seul dans les matches compliqués, comme à City, en décembre, où il a retourné le match à lui tout seul. Chirurgical.