Championnats étrangers Le milieu de terrain avait quitté l'Inter pour veiller au bien-être de sa femme. Mais aussi un peu parce que les choses ne se passaient apparemment pas au mieux au sein du vestiaire milanais.

En 2018, l'Inter avait misé gros sur Radja Nainggolan. Le club lombard n'avait pas hésité à déposer trente-huit millions d'euros sur le compte en banque de la Roma, tout en cédant Nicolò Zaniolo et Davide Santon à la Louve. Résultat ? Sept buts, trois passes décisives, vingt-huit titularisations, mais aussi des blessures, des écarts de conduite et beaucoup de frustration. Car si le bilan n'est pas lamentable, on attendait nettement plus d'un joueur qui s'était érigé comme l'un des meilleurs médians du Calcio.

Cet été, il était rapidement apparu qu'Antonio Conte ne comptait pas sur le Belge lors de sa reprise en main du club. Celui-ci n'avait d'ailleurs pas fait le voyage en Asie pour la préparation. La solution était arrivée début août, lors de l'officialisation du prêt du Ninja à Cagliari, le club où il avait évolué entre 2010 et 2014. Le choix du coeur, étant donné qu'il était également dicté par le cancer dont souffre sa femme Claudia, originaire de Sardaigne.

Quelques mois après son retour sur l'île, le joueur de trente-et-un ans est revenu au micro de DAZN sur sa saison tourmentée en Lombardie. "On a raconté que je représentais un problème dans le vestiaire de l'Inter, mais c'est faux, je n'ai jamais causé de souci à qui que ce soit", a-t-il expliqué. "Si vous demandez à ceux qui étaient là, ils vous diront tous que je suis un gars très bien." Il a ensuite réfuté l'idée qu'il était esseulé au sein du noyau nerazzurro.

"Rapatrié" au sein du club qui l'a vu exploser en Italie, Nainggolan a aussi expliqué être "devenu un homme" au cours de ses cinq saisons en tant que Rossoblù. "Le style de vie ici me rappelle un peu celui de ma jeunesse, avec beaucoup plus de soleil et de mer. Ici, les gens sourient avec peu de choses."

Utilisé dans le 4-3-1-2 de Rolando Maran, l'Anversois a repris ses marques sur le pré, parfois dans un rôle plus offensif qu'à l'accoutumée, tout en devant se freiner en raison d'un mollet récalcitrant (qui lui avait déjà posé des problèmes lors de sa pige à Milan). Cagliari, qui a enchaîné trois succès en l'absence de son numéro 4, est actuellement septième en Serie A. Pas mal...