Ronald Koeman n'a pas fait ce qu'on attendait de lui au FC Barcelone. Dans une interview au journal néerlandais Algemeen Dagblad, le Néerlandais est sorti du silence pour évoquer son éviction du club catalan et ses relations tendues avec le président Joan Laporta. S'il n'a été licencié que fin octobre, Koeman estime que son renvoi allait arriver tôt ou tard : "Je n'étais pas l'entraîneur de Laporta. J'ai eu ce sentiment dès le premier instant où je l'ai rencontré après les élections présidentielles", a expliqué celui qui est resté 14 mois à la tête des Blaugranas, "Il n'y a pas eu de déclic entre nous. Le soutien nécessaire qui doit émaner de la direction n'est jamais venu. Je me moquais de l'argent, je voulais seulement réussir ma mission en tant qu'entraîneur de Barcelone. Mais j'ai réalisé que Laporta voulait se débarrasser de moi parce que je n'avais pas été nommé par lui."

Pour Koeman, le Barça ne s'est pas montré assez patient avec lui, d'autant plus après un mercato d'été chahuté et la perte de Lionel Messi, le tout sur fond de problèmes financiers : "J'ai dû accepter le départ de certains joueurs suite à l'insistance de la direction pour remettre de l'ordre dans les finances. Mais après, ils mettent 55 millions d'euros sur un autre joueur (Ndlr: Ferran Torres), quelques mois seulement après avoir laissé partir Messi. Je me suis alors demandé s'il n'y avait pas autre chose... Pourquoi Messi a-t-il donc dû partir ?"

"Chaque entraîneur a besoin de temps et j'aurais aimé plus de patience de la part du conseil d'administration... et davantage de signatures aussi", a enchainé Koeman qui estime que Xavi a reçu davantage de crédit que lui, "ils ne m'ont pas donné autant de temps. Cela reste douloureux pour moi. Je devais jongler avec de nombreux joueurs blessés. Maintenant Pedri est de retour en forme tout comme Dembélé... et cela se voit sur le terrain."

Si Koeman est content de voir le Barça redresser la tête ces dernières semaines, il ne se voit pas dans les tribunes du Camp Nou dans les prochains mois : "Vous ne m'y verrez pas pendant un moment, je ne peux pas faire ça. Avec ce président, je ne peux pas faire comme si rien ne s'était passé."

Sous la houlette de Xavi, le FC Barcelone va mieux. Beaucoup mieux même. Quatre mois après l'arrivée de l'Espagnol, le club catalan est désormais 4e de la Liga (certes à 14 points du Real Madrid) et s'est qualifié pour les huitièmes de finale de l'Europa League au détriment de Naples.