Championnats étrangers

L'attaquant de la Juventus a sorti quelques déclarations intéressantes dans un entretien télévisé.

La Serie A, c'est pour bientôt ! Et comme pour fêter le retour du Calcio, Cristiano Ronaldo s'est livré dans une interview accordée à la chaîne portugaise TV1. Entre sa rivalité avec Lionel Messi, sa fin de carrière et l'inflation toujours plus dingue du marché, CR7 a évoqué pas mal de sujets. Morceaux choisis.

La folie du mercato, les codes ont changé: "On mise beaucoup sur le potentiel et l’industrie du football est différente. Excepté João Felix, n’importe quel joueur vaut cent millions d’euros, le tout sans avoir rien prouvé. Un arrière central et un gardien de but peuvent maintenant coûter septante ou quatre-vingts millions d’euros. Je ne trouve pas ça bien, mais la situation est ce qu'elle est (Ronaldo avait rejoint le Real depuis Manchester United pour nonante-quatre millions d'euros en 2009, NdlR). (...) Combien vaudrais-je si j’avais vingt-cinq ans ? Si un gardien vaut septante-cinq millions, un joueur qui ferait ce que j’ai fait ces dernières années vaudrait trois ou quatre fois plus cher. Facile."

Son fils Cristiano Jr.: "J'ai voulu lui montrer où j'avais grandi, à Paixao. Quand on est entré dans la pièce où je dormais, il s'est retourné vers moi et m'a demandé: 'Papa, t'as vraiment vécu là ?'. Cristianinho ne pouvait pas croire que j'avais grandi là. On pense que tout tombe du ciel: la qualité de vie, les maisons, les voitures, les fringues,... Je veux appprendre à mon fils que tout n'arrive pas uniquement parce qu'on a du talent. Mais qu'il faut travailler dur et avec envie."

© AFP

Son année 2018, entre scandales financiers et accusations de viol: "Sur le plan personnel, ce fut l'année la plus difficile de ma vie. C'est dur que des gens doutent de votre probité. Heureusement, j'ai prouvé mon innocence. Ma famille et mes amis le savaient déjà, mais c'était difficile."

Lionel Messi, l'éternel rival: "Ce n'est pas une coïncidence si on est les seuls à avoir gagner cinq Ballons d'Or. Je suis toujours motivé à l'idée de le gagner, sinon j'aurais arrêté il y a longtemps. Je ne pense pas qu'un joueur possède plus de records que moi."

Le Ballon d'Or, vers un sixième sacre inédit ?: "Je vais être honnête, je n’ai jamais pensé remporter un jour le Ballon d’Or, alors en gagner cinq ! Mais si on me demande si je veux encore le gagner, je ne vais pas être hypocrite et répondre non. Bien sûr que j'en ai envie. Je travaille toujours dans le but de remporter des titres à la fois collectifs et individuels. Je suis obsédé par le succès, mais dans le bon sens du terme. Je travaille beaucoup. Mais si je ne gagne pas, ce n’est pas la fin du monde non plus."

La retraite, qui va nous laisser bien des regrets: "Je n'y pense pas encore. Peut-être arrêterais-je l'an prochain, mais peut-être jouerais-je jusqu'à mes quarante ou quarante-et-un ans. Je profite juste de l'instant présent. Je me sens très bien et je vais continuer sur cette voie."