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Naples reste un solide leader du championnat d'Italie et l'a confirmé en battant sans trembler l'AC Milan (2-1) samedi lors de la 13e journée, également marquée par le beau succès de l'AS Rome dans le derby face à la Lazio.

Passe de Jorginho et but d'Insigne: quelques jours après l'élimination de la Nazionale lundi en barrage d'accession pour le Mondial, le premier but de la victoire napolitaine a dû donner des regrets à des millions d'Italiens.

La plupart des amateurs de football du pays se demandent en effet encore comment l'ex-sélectionneur Gian Piero Ventura a pu se passer jusqu'au bout du petit attaquant de Naples et attendre le barrage retour pour lancer le milieu de terrain d'origine brésilienne.

Mais l'Italie est désormais éliminée et Insigne comme Jorginho, et tout Naples avec eux, ont un autre objectif: décrocher un scudetto que la ville attend depuis 1991.

Un nouveau pas a donc été fait samedi avec ce succès contre une équipe de Milan de nouveau très faible face aux forts - six défaites face aux six premiers du classement - et qui stagne à la 7e place.

Après le but d'Insigne (33e), Naples a un peu traîné avant de trouver à nouveau l'ouverture et c'est à la 73e minute seulement que Zielinski a marqué le but du 2-0. Le beau but de Romagnoli dans le temps additionnel (2-1, 90+2) ne règle rien des problèmes milanais. Après 13 journées, le club rossonero reste un chantier.

En attendant les matches de dimanche, Naples prend quatre points d'avance sur la Juventus Turin (2e), qui n'aura pas un match facile à Gênes contre la Sampdoria (6e).

A la troisième place, une longueur derrière la Juve et à égalité de points avec l'Inter Milan (4e), on retrouve l'AS Rome qui, en remportant le derby de la capitale face à ses vieux rivaux de la Lazio (2-1), s'est offert un succès qui vaut toujours très cher et qui lui permet de s'installer sur le podium.

"La ville c'est nous"

Quelques semaines après avoir dynamité Chelsea (3-0), les hommes d'Eusebio Di Francesco ont de nouveau prouvé qu'ils pouvaient produire du jeu et obtenir un résultat face à une très bonne équipe, puisque la Lazio restait sur sept succès d'affilée en Serie A.

Pour la Roma, la série monte désormais à cinq victoires consécutives et voilà les giallorossi provisoirement à la 3e place, une de celles qui envoient directement en Ligue des champions et qui permettent de croire à tout, même au titre.

"C'est un objectif très clair pour nous", a confirmé Alisson, le gardien brésilien du club.

Globalement supérieurs, Dzeko et les siens ont logiquement fait sauter le verrou laziale juste après la pause. Perotti a d'abord ouvert la marque sur un penalty concédé par Bastos devant l'ex-Laziale Kolarov (49e). Puis Nainggolan a confirmé avec une belle frappe croisée (52e).

Immobile a réduit le score sur un penalty accordé après une main de Manolas et une intervention de l'assistant vidéo (72e) mais la Roma a ensuite géré la fin de match sans difficulté excessive, offrant du réconfort au capitaine De Rossi, un des traumatisés du naufrage de l'Italie lundi.

De bonne qualité sur le terrain, ce 149e Derby de l'histoire en Serie A a par ailleurs été absolument parfait dans les tribunes, qui étaient très surveillées après l'affaire des photos détournées d'Anne Frank collées par des tifosi de la Lazio.

Samedi, l'hommage à Gabriele Sandri, un tifoso de la Lazio tué par un policier il y a 10 ans, a été applaudi debout par les deux virages, qui ont offert ce qu'ils ont de meilleur, chantant sans cesse et déployant de superbes tifos.

Le dernier, sorti par les supporters de la Roma en deuxième période, disait: "La ville, c'est nous". Sentence valable jusqu'au prochain derby.