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Le procureur fédéral de la Fédération italienne de football (FIGC), Giuseppe Pecoraro, a affirmé, mardi, devant la Commission anti-mafia du Parlement, que le président de la Juventus Andrea Agnelli et trois dirigeants du club turinois sont suspectés d'avoir négocié la distribution de tickets et d'abonnements avec des personnes liées à la 'Ndrangheta, l'organisation mafieuse du Sud de l'Italie. Une accusation aussitôt réfutée par Andrea Agnelli.

D'après les documents arrivés en provenance du parquet de Turin, "il apparait que Saverio Dominello et son fils Rocco sont les représentants à Turin de la clique Bellocco Pesce de Rosarno. Rocco Dominello a des rapports avec les dirigeants de la Juventus en ce qui concerne la gestion des billets et des abonnements". C'est ce qu'a déclaré le procureur fédéral de la Fédération italienne de football (FIGC), Giuseppe Pecoraro, devant la Commission anti-mafia. "Les dirigeants qui ont eu des contacts avec ces personnes sont Merulla, Carugo, D'Angelo e le président Agnelli. Pecoraro a raconté avoir reçu plus de 5.000 pages de documents en provenance du parquet de Turin.

Le président de la Juventus Andrea Agnelli a rapidement réagi sur Twitter: "en respectant les organismes d'enquête et de jugement, je rappelle que je n'ai JAMAIS rencontré de boss mafieux. Ce que je lis est FAUX", a tweeté Agnelli.

Selon une enquête de la DIGOS (Division d'enquêtes générales et opérations spéciales), une unité de la police fédérale, Dominello a servi d'intermédiaire entre le club turinois et les deux groupes de 'ultras' de la Juventus pour éviter une guerre entre les hooligans.

L'enquête du parquet de Turin a débuté au mois d'août. Elle porte sur les infiltrations de la 'Ndrangheta, l'organisation mafieuse originaire du Sud de l'Italie, dans la région de Turin. Une partie de cette enquête concerne la Juventus parce qu'il est apparu que la clique Bellocco Pesce, de Rosarno, s'intéressait au business de la (re)vente des billets au Juventus Stadium, le stade de la 'Vieille Dame'. Aucun dirigeant de la Juventus n'est mis en examen par le parquet de Turin. La Commission anti-mafia du Parlement, qui ne peut émettre de sentence, a annoncé vouloir entendre des dirigeants de la Juventus.