Championnats étrangers Un an après son départ de Naples, le tacticien revient chez un ennemi.

Une troisième place en Premier League et un titre en Europa League décroché face à Arsenal (4-1). Sur papier, le bilan de Sarri pour son unique saison passée à Londres est positif. Et City et Liverpool étaient intouchables en Premier League. En coulisses, les relations avec les dirigeants de Chelsea ont été tendues. Cela a dû jouer dans son choix. Mais officiellement, le technicien a fait un autre constat : son pays lui manquait.

"Dans nos discussions après la finale de la Ligue Europa, Maurizio a clairement fait part de son désir de retourner en Italie", a déclaré Marina Granovskaia, la directrice des Blues. "Il pense aussi que c’est important d’être plus proche de sa famille, et pour la santé de ses parents il a senti qu’il avait besoin de vivre plus près d’eux en ce moment."

C’est sur l’ensemble des résultats avec Naples et les Blues que les dirigeants turinois ont été charmés. Sarri aura désormais la lourde tâche de faire oublier Massimiliano Allegri, ex-coach du club, qui est parti du Piémont avec cinq titres consécutifs de champion, quatre Coupes d’Italie, deux SuperCoupes d’Italie et deux finales de Ligue des champions.

Il devra répondre à des attentes élevées sur les trois années à venir. Remporter un 9e titre national de rang est le strict minimum. Le challenge sera d’élever le niveau de jeu d’une équipe qui semble avoir atteint tout son potentiel. Et puis soulever la Ligue des champions, un trophée attendu depuis 1996.