L'ancien entraîneur adjoint des Diables rouges s'est exprimé pour la première fois en tant que coach monégasque ce mercredi après-midi.

Thierry Henry a officiellement été présenté comme entraîneur principal de l'AS Monaco ce mercredi après-midi, peu après 15 heures. "Monaco s'est présenté comme une évidence et un choix de cœur", a directement souligné l'ancien joueur de Barcelone. 

"Je voudrais remercier tout particulièrement Roberto Martinez, qui n'a pas eu peur de ce que je représentais et m'a donné une plateforme pour évoluer" a déclaré Thierry Henry au début de la conférence de presse. "En Belgique, j'ai eu l'occasion d'apprendre avec un groupe et un staff extraordinaire. Merci à la fédération belge de m'avoir libéré, de m'avoir donné l'opportunité de m'épanouir. On a réussi à faire quelque chose (3e à la Coupe du monde 2018 en Russie, NDLR) qui restera gravé dans l'histoire du football belge, cela a été extraordinaire. Le point en particulier que je retiens, c'est que nous sommes parvenus à faire de la Belgique une formation qui joue en équipe alors qu'auparavant, elle était perçue comme une somme d'individualités."

Largué en championnat, Monaco pointe en effet à la 18e place en Ligue 1, la tâche s'annonce très ardue pour le Français. "Il va falloir travailler dur, être prêt physiquement. J'aime rigoler mais quand on travaille, on travaille. J'espère que ça va prendre le moins de temps possible pour remonter la pente. Je n'étais pas impatient mais j'avais envie de commencer ma carrière de coach. C'est durant la Coupe du monde avec ce qu'il s'est passé en équipe de Belgique que les regards se sont tournés vers moi."

Après un mutisme médiatique de plus de deux années lorsqu'il était dans le staff des Diables Rouges, le Français va devoir complètement changer son fusil d'épaule face à la presse à Monaco. Il devra répondre aux questions des journalistes plusieurs fois par semaine.

"Leonardo Jardim restera à jamais dans l'histoire de Monaco", a rajouté le Français. "Je ne sais pas quel genre de coach je vais être. (...) Il faut être flexible. De temps en temps, tu dois être dur, gentil, à l'écoute. L'école nantaise m'a inspiré. Particulièrement Suaudeau et Denoueix. Ils ont inventé le jeu de transition. L'équipe de 95 est une des plus grande. C'est mon inspiration en France. Je suis de retour où tout a commencé, c'est extraordinaire. Ce qui te donne la confiance, c'est avoir un bon équilibre et savoir ce que tu dois faire sur le terrain. Je n'ai pas de stress même s'il y a un travail énorme à effectuer."

"Je veux clarifier un point, je n'étais pas en Belgique que pour les attaquants", a détaillé l'ancien buteur d'Arsenal. "J'ai souvent discuté avec Rom' (Lukaku). Je lui ai toujours dit ce que je pensais, pour le bien du groupe et pour son bien. Je pense et j'espère qu'il a aimé cette honnêteté. C'est réciproque ! Avec des garçons comme Hazard, Lukaku, De Bruyne, Mertens si vous bafouillez, ils le voient très vite. Mertens est d'ailleurs un joueur d'une intelligence extraordinaire. "