La Premier League serait-elle dopée? Ce week-end, le célèbre tabloïd du Daily Mail a publié une enquête de Edmund Willison. Selon le journaliste anglais, au moins 15 joueurs du championnat le plus médiatisé au monde auraient échoué à des contrôles antidopage entre 2015 et 2020. Et, bien évidemment, aucun d'entre eux n'a été sanctionné d'une quelconque manière. Comment expliquer un tel phénomène?

"Douze d'entre eux ont été testés positifs à des substances interdites qui ont pour but d'améliorer les performances", annonce le journaliste. "L'un d'entre eux fait toujours l'objet d'une enquête près de quinze mois après ce premier test mais aucune sanction n'a été prononcée."

L'enquête estime également que 88 footballeurs provenant d'Angleterre, du Pays de Galles et d'Écosse ont échoué à des tests de dopage lors de contrôles effectués entre 2013 et 2020.

Toutes les données ont été traitées par l'agence britannique antidopage (UKAD). Mais elle a préféré rester discrète sur le sujet. En effet, selon l'agence, il s'agit de cas où les sportifs n'ont pas pris intentionnellement les produits controversés. Ou qu'ils avaient les autorisations nécessaires pour s'administrer ces substances.

Plusieurs médicaments sont dans le viseur: amphétamines, triamcinolone, le stimulant Ritalin, le booster de testostérone HCG, indapamide (un diurétique parfois utilisé comme agent masquant) et prednisolone (un autre stéroïde). Un sacré cocktail.

Dans plusieurs sports, l'usage de la triamcinolone a notamment conduit à certaines interdictions. C'était par exemple le cas de Luis Feo Bernabe, un joueur de tennis qui n'a jamais réellement percé. L'Espagnol avait déclaré que cette substance lui avait été donnée pour traiter ses douleurs musculaires. Il était alors sous la supervision d'un médecin espagnol: Ramon Cugat. Ce dernier est une sommité dans son domaine. Pep Guardiola l'avait notamment qualifié de "meilleur médecin du monde" lorsqu'il était parvenu à remettre sur pied notre Kevin De Bruyne national après une blessure au genou en 2018. Il avait également soigné d'autres grands noms comme Agüero ou Xavi.

L'UKAD n'a pas souhaité donner beaucoup plus de détails sur l'observation des chiffres donnés par le Mail on Sunday. Elle estime que cela pourrait compromettre les différentes enquêtes en cours.