Tous les championnats sont arrêtés jusqu'au, minimum, 5 avril.

Michel Uva, vice-président de l'UEFA, s'est exprimé dans une interview intitulée "Voici les solutions pour sauver le football" pour Tuttosport. Dans le quotidien sportif italien, il s'est exprimé sur le futur du football européen après la crise du coronavirus. "Nous avons donné la priorité aux championnats européens, tout en gardant une fenêtre pour les coupes d'Europe. Toutes les formules sont possibles. Nous n'avons pas agi de manière égoïste en privilégiant les compétitions continentales."

L'objectif est donc simple: permettre aux clubs de, tout d'abord, terminer leur saison d'un point de vue domestique pour permettre de dessiner les contours de l'année prochaine. Si elles ne sont pas oubliées complètement, la C1 et la C2 deviendraient secondaires.

"Le FPF et les systèmes de contrôle seront maintenus"

Ceux qui comptaient également s'affranchir des règles du fair-play financier à cause (ou grâce) à la crise risquent également d'être déçus. Pour Michel Uva, "le FPF et les systèmes de contrôle seront maintenus, pas gelés. Ils ne seront pas annulés, même si des ajustements seront possibles pour affronter le tsunami qui secoue le monde et le football. Nous agirons avec transparence et unité. Nous avons fait des sacrifices en faveur du foot européen, notamment économique. L'UEFA a des réserves pour être flexible et affronter les dommages causés par le Covid-19."

L'UE responsable des problèmes générés par le coronavirus dans le football

Souvent pointé du doigt à cause du manque d'uniformité des matchs qui se sont déroulés ou non en Europe, le vice-président qui représente l'UEFA a accusé une autre institution: l'Union Européenne. Selon lui, l'UE a traversé cette situation tel un fantôme. "L'UEFA était conscient de la gravité de la situation. Nous représentons 55 fédérations, 55 pays qui n'étaient pas synchronisés sur les mesures d'urgence. Certains matches se jouaient devant 80K personnes, d'autres à huis clos. Certains diront que c'était trop tard, mais nous avons cherché le 17 mars l'unanimité (pour arrêter les compétitions). On attendait aussi des mesures de la part de l'Union Européenne. Ce n'est pas arrivé, chaque pays a agi en son nom, de manière individuelle. Un coup dur pour ceux qui croyaient en l'union de l'Europe."