Ce 4 janvier, cela fait douze mois que le Français a pris les rênes du Real Madrid.

C’était il y a douze mois, déjà. Le 4 janvier dernier, Zinédine Zidane prenait la pose en compagnie de Florentino Perez, son président, son épouse et ses enfants pour officialiser sa nomination comme entraîneur principal de l’équipe première. À l’époque, les dirigeants madrilènes, soumis à la grogne des supporters, n’avaient eu d’autre choix que de nommer le héros local pour assurer la succession de Rafael Benitez.

Depuis lors, personne ne regrette ce choix. A commencer par le Français, qui prenait un gros risque en débutant sa carrière dans un club obligé de gagner et miné par un vestiaire divisé. En cinquante-trois rencontres, il n’a concédé que deux petites défaites (Atlético Madrid, Wolfsburg) et reste sur trente-sept matches, toutes compétitions confondues, sans défaite, ce qui constitue un nouveau record dans la capitale. Ce bilan pour le moins magnifique lui a également permis de remporter une Ligue des Champions, une Supercoupe d’Europe et une Coupe du Monde des clubs, tandis que le titre national semble à portée avec trois unités d’avance sur Barcelone, qui a disputé une rencontre de plus. "Cette nouvelle fonction n’est pas évidente tous les jours, mais elle me plaît" , dit-il. "J’arrive au centre d’entraînement vers 8h30. J’aime préparer mes séances le matin, quelques minutes avant que les joueurs montent sur la pelouse. Cela me permet de sentir l’ambiance qui règne dans le vestiaire et de m’adapter."

En douze mois, Zinédine Zidane a pratiquement convaincu toute la planète du ballon rond de ses aptitudes d’entraîneur. Une poignée de sceptiques parvient encore à douter de ses qualités de tacticien. Pourtant, l’ancien numéro dix a changé le jeu du Real en titularisant, par exemple, Casemiro juste devant la défense, libérant ainsi Toni Kroos et Luka Modric. Il y a un mois, un repositionnement de Cristiano Ronaldo comme avant-centre avait également perturbé les plans de Barcelone (1-1). "Je n’ai pas peur d’être viré… car je sais que cela m’arrivera un jour. Donc, je profite à fond de ce qui m’arrive. Je ne fais pas de plan pour l’avenir car franchement, le Real Madrid, c’est le top du top. Il est impossible de faire mieux."

Un retour à Marseille ou un poste de sélectionneur en France ? "Ce n’est pas impossible", sourit-il, conscient qu’aucune porte ne lui sera fermée.