Ce mardi, l’UEFA a convié ses 55 fédérations membres à une vidéoconférence sur la suite de la saison et l’harmonisation de la saison européenne. Les fédérations, dont l’Union belge, ont reçu au préalable un document dans lequel la confédération a dévoilé certaines de ses intentions. 

Son but reste de terminer les compétitions domestiques en juillet, avant d’enchaîner sur la Ligue des champions et l’Europa League. "Nous devrons peut-être jouer sans spectateurs, mais voir des matchs apporterait du bonheur aux gens durant cette période difficile", a confié Aleksander Ceferin, le président de l’UEFA, au Corriere della Serra. "Nous devrons de toute façon attendre le feu vert des gouvernements. Je suis optimiste."

Ceferin a été interrogé sur le cas de notre Pro League, dont le conseil d’administration recommande de siffler la fin de saison. "De telles décisions ne sont pas prises seules. Nous avons vu à quel point il est important que l’UEFA et les ligues travaillent main dans la main. Le comité exécutif examinera les différents dossiers." Et il rendra son verdict jeudi. Les clubs belges espèrent être entendus…

Un autre élément pourrait changer la donne : en France, l’idée de terminer la saison sur l’année civile fait son chemin. Jean-Michel Aulas, l’influent président de Lyon, estime que ce serait une solution à la fois pertinente et prudente, "à condition que l’UEFA donne son accord".

Mais que pèsera cette option face à l’UEFA, qui a déjà fixé au 20 octobre la date théorique pour le début de la prochaine C1 ? Cela veut dire que d’éventuels tours préliminaires - auxquels Gand aurait droit - auraient lieu dans la première quinzaine d’octobre…

Ce mardi soir, l’UB et la Pro League devraient en tout cas y voir un peu plus clair quant à la reprise du prochain championnat de Belgique. La plupart des clubs veulent reprendre en août à huis clos. Sera-ce un bon pari d’être l’un des seuls pays d’Europe à jouer en août, avec des journées intercalées entre les affiches de C1 ? À moins que la France ne rallie d’autres nations à sa cause… Le débat est lancé.