Steve Mandanda a la peau dure. Pour sa 14e saison et sûrement la plus difficile de sa carrière dans les rangs olympiens, le gardien international français aura connu une traversée du désert. Après trois journées de championnat, le portier de 37 ans s’est retrouvé sur le banc devenant la doublure de Pau Lopez, arrivé l’été dernier en provenance de l’AS Rome. Si Sampaoli a pu entretenir un certain flou dans ses choix, la concurrence entre ses deux portiers se veut saine, Lopez, préféré pour la qualité de son jeu au pied, n’hésitant pas à saluer l’importance de sa doublure dans le groupe, parlant de Mandanda comme d’une ”personne qui a du charisme, qui a une voix dans l’équipe”.

En attendant, le capitaine phocéen bénéficie d’un faible temps de jeu cette saison avec 13 matchs disputés toutes compétitions confondues, lui qui tournait d’habitude à une moyenne de 48 rencontres par saison depuis son arrivée à l’OM en 2007.

Sa titularisation dimanche dernier face à Montpellier, représentait un petit événement puisqu’il n’avait plus gardé les buts en championnat depuis le 7 novembre dernier face à Metz. "Steve est en forme, il faut qu'il enchaîne les matchs pour retrouver toutes ses sensations et on lui donne les minutes qu'il n'a pas eu avant" a justifié Sampaoli avant la rencontre, lui qui compte aligner ce jeudi soir son gardien pour la troisième fois consécutive.

Consciencieux, le champion du monde français a fait évoluer son jeu pour se rapprocher des attentes de son entraîneur en évoluant plus haut qu’il en a l’habitude et a traversé les derniers mois avec beaucoup de flegme. "J'ai géré ça tranquillement, il y a eu des moments plus simples à vivre que d'autres, mais le plus important reste le collectif, on a chacun nos cas personnels, mais le plus important c'est l'objectif du club" a rappelé le gardien aux 98 matchs de coupe d’Europe, C1 et C3 confondues. Un vécu qui sera précieux alors que l’OM, victorieux 2-1 à l’aller, va vivre un accueil bouillant à Salonique ce jeudi soir.

"C’est vrai que j'ai vécu pas mal de matches avec différentes ambiances. Apparemment, il y a une ambiance très chaude ici mais on joue au foot pour vivre des moments comme ça, pour jouer dans des stades comme ça. À nous de garder notre calme, notre sérénité, pour conserver notre avantage du match aller." Et espérer revivre une nouvelle épopée européenne quatre ans après la finale de l’Europa League perdue face à l’Atlético Madrid (3-0).