La banque américaine JPMorgan a reconnu vendredi avoir "clairement mal évalué" le projet de Super League européenne de football qu'elle voulait financer mais qui a tourné très vite au fiasco.

"Nous avons clairement mal évalué comment cette opération serait perçue par le monde du football au sens large et les répercussions qu'elle aurait à l'avenir. Nous en tirerons les leçons", a déclaré un porte-parole de JPMorgan.

39 clubs espagnols contre le projet

Jeudi, 39 clubs des deux premières divisions espagnoles de football ont d'ailleurs signé un accord pour s'opposer à la création d'une Super League. La Liga, organisatrice des compétitions espagnoles, avait prévu une réunion d'urgence après les événements de ces derniers jours. Le FC Barcelone, le Real Madrid et l'Atlético Madrid, qui prévoyaient de participer à la Super League, n'ont pas été invités. "Les clubs présents ont rejeté à l'unanimité et avec force les plans visant la création d'une Super League. Tous les clubs sont convaincus que la performance sportive est le seul critère valable pour se qualifier pour les compétitions internationales de clubs, à travers les compétitions nationales", a déclaré La Liga jeudi dans un communiqué. 

Dans la création de la Super League, il était prévu que les participants seraient assurés de leur participation quels que soient leurs résultats sportifs. "Le contrecoup de grande ampleur de ces derniers jours a prouvé qu'une compétition d'élite fermée n'était ni viable ni souhaitable", a conclu la Liga.

Néanmoins, la Liga a également annoncé qu'elle n'avait pas l'intention de sanctionner le Real Madrid, Barcelone et l'Atlético Madrid : "Des sanctions ne sont pas pour l'instant sur la table. Tout le monde veut voir des têtes tomber, mais nous avons des procédures à respecter", a déclaré jeudi le président de la Liga, Javier Tebas, lors d'une conférence de presse.

"Ces clubs ont déjà été punis par leurs propres supporters. Ils ont déjà atteint eux-mêmes à leur propre réputation."

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