Le buteur campinois ignorait à quel point il était populaire en Wallonie

TESSENDERLO On n'est jamais trop vieux pour apprendre. Cette maxime, Patrick Goots en a découvert les vertus. Représentant en articles de sport depuis septembre - "Je ne voulais pas rester à tourner en rond chez moi" - il a découvert par hasard à quel point il était connu dans la partie francophone du pays. "J'ai accompagné quelques jours mon collègue qui s'occupe du sud du pays. Et tant du côté de Charleroi qu'à Barvaux, les propriétaires et les clients des magasins m'ont réservé un accueil exceptionnel. Cela m'a touché."

Pourtant, hormis une escapade d'une saison à Courtrai, il a toujours joué à Anvers ou au Limbourg.

"L'Arrêt Bosman est tombé trop tard pour moi. Même si j'ai failli signer au FC Bruges, je n'ai jamais eu la chance d'évoluer dans un grand club. Mon total de goals marqués aurait sans doute été plus impressionnant encore. Partout où j'ai évolué, j'ai souvent dû faire la différence tout seul, avec mes pieds parce que je n'ai jamais été très fort dans le jeu aérien. C'est aussi la raison pour laquelle la plupart de mes buts, je les ai inscrits depuis l'extérieur du grand rectangle."

Ce qui est toujours le cas. "Malheureusement, à cause de toutes ses nouvelles règles, je ne peux plus communier avec mes supporters... A 41 ans, j'aime toujours faire la fête et je jouerai tant que l'envie sera là et tant que mon corps me le permettra. Mais je suis triste de mettre en lumière les manquements de la génération actuelle puisque je suis toujours un gibier chassé par les clubs. Cette semaine, j'ai déjà reçu des propositions pour la prochaine saison !"

Loin d'être un égoïste, Patje a fondé une école pour jeunes à Dessel et s'occupe toujours du club de café que son père a mis sur pied en 1969. "Cela fait 25 ans que j'en suis l'entraîneur. Le mercredi soir avec mes vrais copains, j'affectionne de me retrouver sur le terrain et puis, de refaire le match au comptoir le samedi après-midi et le dimanche matin. Les jeunes ont aussi droit à mon attention et je suis en dernière année à l'école des entraîneurs. Je devrai obtenir mon diplôme Uefa A. Quel type de coach serai-je ? Celui qui sera ouvert à la discussion, mais qui imposera ses idées, comme je l'étais comme joueur..."