Près de deux tiers des 243 clubs qui ont répondu à l'enquête parlent même d'un impact "très important". "Cet effet négatif sur les finances des clubs pourrait à terme menacer leur capacité à pérenniser leurs activités et leur rôle social", soulignent les chercheurs. Les affiliations des membres et le sponsoring sont d'autres sources de revenus. "Alors que les clubs flamands reposent davantage sur le sponsoring, ce sont les affiliations qui alimentent le plus les caisses en Wallonie et à Bruxelles.

 Les clubs bruxellois, eux, se tournent plus souvent que les autres vers les subventions publiques. Quand on les interroge sur leur santé financière, 45% des clubs amateurs se disent en équilibre, 30% affirment présenter un résultat positif alors que 25% déclarent être dans le rouge." Autre souci pour les clubs amateurs: la main-d'oeuvre. Sept clubs sur dix éprouvent des difficultés à recruter des bénévoles. 

Par ailleurs, plus d'un tiers des clubs peinent à susciter des vocations et à engager des arbitres dans leurs effectifs d'affiliés. La Belgique compte près de 1.800 clubs amateurs de football (en extérieur, sur herbe) membres de l'Union Belge de Football et qui évoluent de la Nationale 1 à la Provinciale 4 (la D1A et D1B étant les deux seules divisions "professionnelles"). Ce qui revient à une moyenne de trois clubs par commune mais cette moyenne cache de grandes disparités régionales, avertissent les chercheurs. 

Dans l'ensemble, 4,3% de la population belge - soit près d'un Belge sur 20 - est affiliée à un club de football (à titre indicatif, cette proportion est de 3% en France). Avec près de la moitié (48%) des affiliés du pays, la Flandre arrive en tête du classement, devant la Wallonie (33%) et Bruxelles (19%). La discipline reste essentiellement une affaire d'hommes. L'étude dévoile que moins de 7 femmes sur 1.000 sont affiliées à un club de foot, alors que près de 8 clubs sur 10 n'alignent pas d'équipe féminine