Dans le mythique stade de la Bombonera, désespérément vide en pleine pandémie du Covid-19, le buteur du FC Barcelone a transformé un penalty dès la 13e minute.

L'Albiceleste lance ainsi de la meilleure des manières sa campagne de qualification pour le prochain Mondial, avant de rejoindre La Paz, en Bolivie, pour une deuxième journée en haute altitude (3.600 mètres) mardi prochain. De son côté, l'Equateur affrontera l'Uruguay, pour un autre sommet géographique à Quito (2.850 mètres).

Deux autres rencontres se sont jouées jeudi avec le partage entre le Paraguay et le Pérou d'une part 2 buts partout. Les choses se sont décantées en seconde période avec le but d'ouverture inscrit par le Péruvien Andre Carillo (54e). Angel Romero allait ensuite inscrire deux buts (67e, 81e). Andre Carillo encore lui rétablissait l'égalité quatre minutes plus tard (2-2).

D'autre part, l'Uruguay a battu le Chili 2 buts à 1. C'est là aussi un penalty qui a débloqué le marquoir, à la 39e minute, par Luis Suarez, le désormais ex-coéquipier de Messi à Barcelone. L'attaquant de l'Inter Alexis Sanchez avait réussi à égaliser pour le Chili à la 54e minute de jeu. Il a fallu attendre les arrêts de jeu pour voir le joueur de Valence, Maximilliano Gomez offrir la victoire aux Uruguayens (2-1). Une défaite qui a attisé la colère des Chiliens s'en prenant au trio arbitral ayant accordé un penalty à l'Uruguay tout en refusant, selon eux, d'en accorder deux au Chili.

"Combien de temps encore ce genre de vols vont encore être autorisés en Amérique du Sud", a tweeté Ivan Zamorano, l'attaquant chilien. "C'est un véritable hold-up. La rencontre a été donnée à l'Uruguay".

"Je ne vais rien dire pour éviter les problèmes, mais c'était effrayant, Conmebol", a posté de son côté le capitaine chilien, Gary Medel, qui, blessé, n'a pas joué." Le syndicat des joueurs a déjà annoncé porter plainte à la Conmebol, l'association sud-américaine de football.

Vendredi, la Colombie reçoit le Venezuela alors que le Brésil accueillera samedi la Bolivie.

Toutes ces rencontres se déroulent dans des conditions difficiles en raison de la pandémie de coronavirus. La région reste l'un des points chauds de la crise sanitaire mondiale et les équipes sont soumises à de strictes mesures pour éviter la contamination.

La délégation argentine était par exemple barricadée dans des locaux de la fédération à Ezeiza, proche de l'aéroport de Buenos Aires. Le gardien équatorien Johan Padilla, testé positif au Covid-19 quelques jours avant la rencontre, avait lui du quitter sa sélection.