Cinquième titre consécutif pour les Gones qui ont la mainmise sur la Ligue 1

PARIS Ils n'étaient pas sur le terrain quand ils ont appris la bonne nouvelle, mais cela n'a pas empêché les Lyonnais de fêter dignement leur cinquième championnat consécutif. Les Gones ont suivi en direct dans leur hôtel la rencontre Lille - Bordeaux, qui a vu les Nordistes s'imposer et offrir ainsi le titre aux Lyonnais. La joie était de mise dans l'hôtel parisien où résidaient les Lyonnais à la veille de leur rencontre au PSG. Juninho et Cie ont bu un petit verre de champagne, ont envahi pendant quelques instants les rues avoisinant leur hôtel puis sont rentrés. C'est qu'il ne fallait pas brader le choc face au PSG. Et les Lyonnais ont fait honneur à leur titre dimanche: victoire 1 à 0 grâce à un but du Brésilien Fred. «Ce n'est pas un titre que nous avons gagné en regardant la télévision», ironisait Gérard Houiller, arrivé cet été à la tête de Lyon. «Le meilleur moyen de valoriser l'exploit de gagner un 5e titre, c'était de jouer, et de gagner. On n'a plus le stress de gagner le titre, mais on a le stress d'être un beau champion.»

La fin de saison des Lyonnais n'est pas dénuée de tout intérêt. Les hommes du président Jean-Michel Aulas peuvent inscrire un autre record à leur palmarès: celui de points inscrits en une saison. Il leur en manque deux pour se l'approprier, alors que les Lyonnais ont quatre matches au programme. «Quand on est champion, on a des obligations, on doit garder l'esprit compétitif, ne rien lâcher, et bien jouer», souligne Gérard Houiller.

Les Gones peuvent aussi, s'ils gagnent leurs quatre dernières rencontres, battre le record de victoires en une saison, qui est actuellement de 26. Après avoir battu le PSG, les Lyonnais sont à 12 succès à l'extérieur. Battre Monaco dimanche prochain leur permettra de porter à 13 ce record. Les Gones peuvent aussi creuser le plus grand écart jamais crée avec son dauphin. «Gagner cinq titres consécutifs, c'est un exploit incroyable sur le plan national mais aussi européen», explique Jean-Michel Aulas, le président de l'OL. «Très peu d'équipes sont capables de le faire dans un environnement contemporain. Celles qui en avaient gagné quatre l'avaient fait il y a plusieurs années dans un contexte différent. Je suis parfois surpris de la banalisation de cet exploit.»

La seule ombre au tableau est le parcours européen, qui s'est à nouveau arrêté en quarts de finale. Les autres équipes de Ligue 1 n'ont plus, elles, que les miettes à récolter. Cela changera-t-il la saison prochaine?

© Les Sports 2006