L'Argentin a remercié son club avec un but et un assist "J'étais ému, après cinq mois sans match ici"

ANDERLECHT L'info de la soirée venait de Herman Van Holsbeeck : "On a un accord avec Frutos pour un nouveau contrat qui va jusqu'en 2012. Son contrat actuel est prolongé de 2,5 ans. Il est très important pour Anderlecht, aussi bien sur le terrain qu'en-dehors de la pelouse. En fait, cette signature est un gros transfert."

Frutos, qui avait encore joué un rôle capital, hier, se réjouissait de confirmer la nouvelle. "Je suis vraiment content. Le club a toujours été très bien avec moi. Depuis que j'ai signé, on a bien travaillé ensemble. Je suis heureux, ici."

Son geste après le 2-0 en était la preuve. "J'étais ému, oui, dit-il. C'était mon premier match en cinq mois dans ce stade où j'ai vu tellement de rencontres depuis les tribunes. Je suis content de mon match, même si je suis encore en manque de rythme. Mais ça va déjà mieux. Aujourd'hui, j'aurais dû jouer 60 à 70 minutes. Finalement, j'en ai joué 90. On verra quelle sera la réaction demain, mais j'ai bon espoir."

Juhasz : "Le but encaissé ?Je criais trop sur les autres"

Toutefois, Frutos ne pourra pas jouer trois fois 90 minutes en une semaine. Du moins, selon les médecins. "Je vais commencer par jouer jeudi contre Hapoel, et puis on verra si je suis prêt pour le Cercle."

Dans leurs commentaires d'après-match, tous les joueurs soulignaient l'importance de Frutos. "Merci à eux, disait l'Argentin. Les plus beaux compliments viennent des coéquipiers."

Seul point négatif : il avait écopé de sa deuxième jaune en deux semaines, cette fois-ci pour avoir tenté sa chance sur le centre qui suivait le goal gantois. "Je m'entendais bien avec l'arbitre, et il m'a expliqué qu'il était obligé de me donner la jaune. En effet, sur un coup d'envoi ou un centre après un but, il faut attendre le coup de sifflet de l'arbitre, sinon c'est la jaune."

Un autre déçu était Roland Juhasz, le coupable sur le but gantois. "En fait, j'étais trop perturbé par la remise en jeu, disait-il. Je voyais que mes coéquipiers n'étaient pas concentrés et en criant qu'ils devaient garder leur homme, j'ai négligé le marquage de Ruiz. S'il y avait faute ? J'ai senti quelque chose. Il aurait pu siffler, mais ce n'était pas une grosse faute."