Football

Het Nieuwsblad révèle des documents qui font état de fausses factures que Genk payait à Peter Maes en 2015 et 2016.

Le quotidien révèle que ces faux documents ont été signés de la main de Patrick Janssens (ex-directeur de Genk) et de Filip Aerden, l'actuel directeur financier.

Selon ces contrats, Genk devait payer 453.000 euros à Peter Maes. 253.000 euros ont été transférés à une société monténégrine fondée par Goran Veljkovic, le frère de l'agent de joueur. Les 200.000 autres ont, quant à eux, transité par une société chypriote. La somme totale est arrivée en Belgique via des intermédiaires. Ensuite, Dejan Veljkovic a encaissé le montant de l'une de ses factures pour payer son client, ce montage servant à éviter les taxes.

Dejan Veljkovic et Peter Maes communiquaient à l'aide de codes. Het Nieuwsblad révèle que Veljkovic demandait à Maes s'il avait déjà compté les maillots. Il pratiquait également de la sorte avec Uros Jankovic. L'agent demandait si Jankovic avait eu des nouvelles de Filip. "J'ai reçu sa carte de voeux", répondit Jankovic.

Le journal flamand révèle que Maes aurait gagné 2,5 millions d'euros en noir au total.

Genk conteste les versements illégaux à Peter Maes révélés dans la presse

Le club qui a publié un démenti officiel, se refuse toutefois à polémiquer dans la presse, mais collaborera loyalement avec les enquêteurs. Il exposera en temps voulu son point de vue aux autorités compétentes. Il constate qu'à ce stade de l'affaire, aucun de ses dirigeants ou collaborateurs n'a été inculpé de quoi que ce soit..."

"Le KRC s'étonne que des documents et même le contenu de certaines conversations téléphoniques qui devraient en principe rester dans le domaine secret de l'instruction, sont pourtant mises à disposition de médias et de journalistes", est-il écrit dans un communiqué officiel du club limbourgeois.

"Malheureusement ces pièces incomplètes donnent une image déformée et erronée du déroulement des événements au sein du club. Le caractère secret de l'enquête est la clé universellement reconnue pour mener des poursuites sereines et équitables, et les droits de la défense en sont manifestement lésés".