La direction de Genk, solidaire de Jos Vaessen, ne se rendra pas à Sclessin

SCLESSIN Tout le monde se souvient des incidents du match aller et de l'atmosphère qui a entouré le retour de Steven Defour au Fenix-stadion. Chacun se remémore également la guerre liée au talentueux Diable Rouge et les propos de Jos Vaessen clamant son envie (concrétisée fin décembre avec la transaction liée à Christopher Benteke, 16 ans) de chiper un jeune Rouche.

À l'aller, seul Michel Preud' homme (qui n'était pas encore redevenu entraîneur) avait représenté le Standard. Dimanche soir, seul Willy Reynders fera le trajet inverse puisque le Standard a marqué son souhait de ne pas apercevoir l'ex-président Jos Vaessen dans les gradins du stade Maurice Dufrasne et que la direction limbourgeoise a décidé de se montrer solidaire.

"Notre administration est une équipe solide. Si tu touches à l'un des membres de cette équipe, tu touches à l'ensemble des autres composantes", avait expliqué le nouveau Harry Lemmens, à l'époque du courrier. "Je déplore ce qui se passe actuellement. De mon côté, le chapitre Defour est une histoire finie mais il y a toujours quelqu'un qui doit faire le premier pas. Visiblement, le Standard n'a pas voulu être celui-là."

Nous supposerons donc que Genk fera preuve de courtoisie la prochaine fois qu'il doit accueillir son hôte de ce week-end. Si aucun incident n'intervient d'ici là. En attendant, la direction limbourgeoise suivra la partie, sur écran géant, au Fenixstadion et espère bien que ses cris de joie raisonneront jusqu'à Sclessin.

"Il est normal que la direction soit solidaire. Des gamineries ? Oui et non. Chacun défend son point de vue, souligne Hugo Broos. Mais je suppose que cette petite guéguerre ne sera quand même pas d'application pour chaque Standard-Genk de l'histoire à partir d'aujourd'hui. Le principal, c'est quand même le foot, et ça doit le rester."

La cellule football du ministère des Affaires intérieures a même envoyé un fax à chacune des parties pour un appel au calme qui eut le don d'étonner et dont, à vrai dire, chacun s'est peu soucié.

"Toutes ces querelles n'ont rien à voir avec le verdict du terrain, ajoute MPh . Mais, côté sportif, mes joueurs devront faire abstraction des agressions orchestrées contre Steven Defour, par Soetaers et Pocognoli, lors du match aller."



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