En ouvrant le score à al Giorgio Chiellini a lancé l'Italie sur la voie de la victoire dans son 8e de finale de l'Euro 2016 gagné 2-0 face à l'Espagne, lundi au Stade de France.

"On savait à quel point ce match allait être difficile. L'Espagne est très difficile à jouer, mais on a réussi à s'appuyer sur nos qualités, on a pressé très haut, on a attaqué", a déclaré Giorgio Chiellini au micro de beIN Sports.

"Ils ont dû concéder la possession de balle, qui permet d'habitude à Iniesta ou Fabregas de trouver des espaces. On a réussi à voler le ballon, on a couru énormément. On voulait marquer en premier. Au final, on a eu un peu de chance d'avoir ce grand homme derrière qui a fait des arrêts fantastiques (le gardien de but Gianluigi Buffon). Maintenant on va à Bordeaux (samedi contre l'Allemagne en quart de finale). C'est un match contre les champions du monde qui nous attend, on a battu les champions d'Europe. C'est très différent de l'Espagne. La France, l'Espagne et l'Allemagne étaient les favoris de cet Euro. L'Italie est encore en dessous, on connaît nos qualités, si on arrive à réaliser ce qu'on sait faire, on peut avoir des résultats".


Eder (attaquant de l'Italie au micro de BeIn Sports):

"Avec du travail on peut se donner confiance, avec de l'envie, du collectif, on peut donner vie à beaucoup de choses et le plus important, c'est ce qui se passe sur le terrain. Aujourd'hui l'Espagne était favorite mais c'est le terrain qui en a décidé autrement. On a confiance en Conte, je tiens à le remercier, il a cru en moi quand je jouais à l'Inter, il m'envoyait des messages. (Sur le quart contre l'Allemagne) Il faut travailler comme d'habitude, c'est ça le football. Au début de l'Euro, on a fait un match contre la Belgique qui était favorite, c'était pareil contre l'Espagne et maintenant c'est pareil face à l'Allemagne. On les a joués en amical avant l'Euro, c'est l'équipe qui m'a le plus impressionné. Ils sont champions du monde mais je suis sûr que le sélectionneur aura des armes pour les affronter."


Del Bosque: "L'Italie a été meilleure"

Le sélectionneur de l'Espagne Vicente del Bosque a reconnu que l'Italie avait été "meilleure" que la "Roja" lundi au stade de France en huitième de finale de l'Euro-2016 (2-0) et il a dit souhaiter "bon vent" à ses adversaires.

"Notre première période a été un peu faible", déclare Del Bosque. "Nous n'avons pas montré la vaillance et la détermination que nous avions eues lors d'autres matches. Ensuite, nous avons pris beaucoup de risques, presque à un contre un en défense, ce qui a supposé un grand danger à chaque contre-attaque mais cela nous a permis de passer tout près de l'égalisation. Nous n'avons pas réussi à marquer parce que, sûrement, l'Italie a été meilleure et je lui souhaite bon vent pour la suite. Sûrement, l'Espagne a été inférieure à l'Italie mais nos joueurs ont toujours montré l'envie de gagner ce match. Nous avons eu des occasions pour égaliser. L'Italie a été meilleure, certes, mais il me paraît excessif de dire que nous avons subi une humiliation".

Double tenante du titre, l'Espagne vient de perdre sa couronne européenne. "Cela a été une très bonne époque pour le football espagnol et nous devons dès à présent nous remettre en ordre de marche parce qu'en septembre débutent les qualifications pour le Mondial 2018 en Russie, au cours desquelles nous affronterons à nouveau l'Italie", avance Del Bosque. "Nous devons nous préparer au mieux. Un sportif, quand il perd, ne s'écroule pas mais garde toute sa volonté. En outre, nous avons un style de jeu pour durer de nombreuses années et nous resterons proches de la victoire finale lors des Mondiaux et des Euros. Quant à ma situation, j'aurai une conversation avec le président (de la fédération, NDLR) et nous choisirons ce qui convient le mieux pour l'avenir de la sélection espagnole."

Del Bosque ne pense pas vivre la fin d'une époque. joueurs-clés proches de la retraite? "Le football, ce n'est pas seulement le fait de savoir si Untel continue ou non. Je crois que le football espagnol est bien structuré, qu'on travaille très bien depuis de nombreuses années. Le vivier est bon, les joueurs espagnols sont bons et le travail des clubs est bon, donc il n'y a pas de raison qu'une époque s'achève. Il faudra se rendre compte de la difficulté d'avoir réussi à gagner un tournoi comme l'Euro ou le Mondial. Parmi les 24 équipes candidates (à l'Euro-2016), nous sommes éliminés aujourd'hui mais d'autres le seront à l'avenir et un seul gagnera."


Conte: "Ne pas s'endormir après cette victoire"

L'Italie a réalisé "un exploit" en éliminant l'Espagne lundi en huitième de l'Euro-2016, mais elle doit désormais réussir un "exploit titanesque" samedi en quart contre l'Allemagne, a jugé le sélectionneur italien Antonio Conte, exhortant ses joueurs à "ne pas s'endormir après cette victoire".

La Nazionale a pris sa revanche sur l'Espagne, qui l'avait battue en finale de l'Euro 2012 (4-0). "C'est l'une des équipes les plus fortes au monde, elle peut s'appuyer sur des joueurs de haut niveau, sur le terrain ou sur le banc de touche. C'est une période très importante que connait l'Espagne", dit Antonio Conte. "Les équipes espagnoles gagnent coup sur coup la Ligue des champions et l'Europa League. Le fait de les avoir battus doit nous rendre fiers, parce que sur le papier ce défi semblait déséquilibré. Nous sommes très heureux d'avoir remporté ce match à élimination directe. Pour l'Espagne il n'y a pas de lendemain, et pour nous oui. Je suis très heureux pour mes joueurs, car ils méritaient une victoire comme celle-ci. Ils ont beaucoup de plaisir à être ensemble, à lutter pour ce maillot, à rendre heureux les supporters."

"J'ai toujours dit, dès ma prise de fonction (en 2014), que le seul chemin que nous pouvions suivre pour obtenir quelques satisfactions, c'était d'être comme un club, comme une équipe qui réalise un vrai championnat", poursuit le sélectionneur italien. "On ne peut pas être une simple sélection. Il est inutile de cacher que c'est une période difficile pour le football italien au niveau du talent disponible. Donc nous devons être une vraie équipe. Il y a un verbe que j'utilise beaucoup: travailler. Le travail ennoblit l'homme et permet d'obtenir des résultats inespérés. Il faut que cette victoire ne nous enlève pas cette soif de surprendre, de démentir les pronostics. Dès samedi nous allons nous mesurer à l'Allemagne (en quarts) et ce sera un match difficile. Nous allons travailler, nous préparer de la meilleure manière possible. Il ne faut pas partir en étant vaincus. On va faire très attention à ne pas s'endormir après cette victoire extraordinaire."

C'est maintenant les champions du monde allemands qui attendent l'Italie en quarts. "Nous allons jouer samedi contre l'équipe la plus forte de cet Euro. Ce soir, cela a été un exploit, mais contre l'Allemagne il faudra un exploit titanesque. Il va falloir être méticuleux sur la préparation de ce match. Il faut savourer cette victoire mais à partir de demain (mardi), il faut se concentrer sur l'Allemagne. L'Allemagne est surpérieure à toutes les équipes ici. Il faudra récupérer toutes nos forces, nous avons quelques blessés, et bien préparer ce match avec la même déterminatnion, la même tension, la même envie. Il faudra faire quelque chose d'extraordinaire", conclut Conte, qui quittera la sélection italienne pour Chelsea après l'Euro.


Gerard Piqué: "Nous n'avons pas le même niveau qu'avant"

Pour Gerard Piqué, l'Espagne, éliminée lundi par l'Italie en 8e de finale de l'Euro, n'a plus le niveau qui lui avait permis de gagner l'Euro en 2008 et 2012 et le Mondial 2010.

"Il faut être réalistes. Nous n'avons pas le niveau que nous avions quand nous étions champions d'Europe et du monde", déclare Piqué. "Il faut l'accepter et faire notre autocritique pour arriver au Mondial en Russie (en 2018) dans de bonnes conditions et avec un meilleur niveau. Des jeunes très prometteurs pointent le bout de leur nez. Pour d'autres, nous sommes là depuis des années déjà et nous devons continuer à apporter notre expérience et notre talent. (Les Italiens) ont été supérieurs. Ils méritent la victoire. Nous avons tenté des choses, plus en seconde période qu'en première. L'Espagne, pour gagner, a besoin d'être bien meilleure que son adversaire et ça n'a pas été le cas aujourd'hui (lundi)."

"C'est une déception qu'il faut accepter", dit pour sa part Andres Iniesta. "Ils ont été plus efficaces et nous ont dominés. En seconde période, nous avons montré autre chose, mais lors de la première, nous avons trop joué en fonction de ce qu'ils faisaient. Cela nous a pénalisés. Il faut passer à autre chose".