Goor : “2-6 à Bruges aurait été logique”

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Publié le - Mis à jour le

Goor : “2-6 à Bruges aurait été logique”
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Le GB n’est pas 3e par hasard. "Les joueurs ont demandé de s’entraîner plus dur”, dit Bart Goor


ANVERS Avec sa 3e place, la révélation du championnat est le Germinal Beerschot. Son hom- me clé est Bart Goor (36 ans), qui vient de signer un contrat jusqu’à ses 39 ans.

Après le 1-2 à Bruges, Pacovski, votre gardien, disait que le GB doit viser le titre.

“Ne planons pas. L’ambition est devenue une participation aux playoffs. On ne songe pas encore à la Coupe d’Europe. Ce sera une lutte entre Anderlecht et Bruges, et le Sporting l’emportera. Samedi, les pertes de balle de Bruges m’ont déçu. Si on avait gagné par 2-6, ils n’auraient rien eu à dire. Au fond, on n’a été malmenés qu’une fois : à Zulte. On a connu un jour sans, et Zulte en a profité.”

Les entraînements de Daerden font des miracles.

“Ils ne sont pas plus longs en durée mais plus amusants. On joue plus de matches, même à deux contre deux. Le foot, c’est le plaisir. Certains l’oublient.”

Est-ce vrai que pendant la préparation, vous avez demandé de vous entraîner plus ?

“Oui. On en a eu un bon entretien avec le préparateur physique. Il ne voulait pas nous griller et voulait éviter des blessures, mais mon corps sentait qu’il lui fallait plus de travail. On dit que les footballeurs sont des paresseux. C’est faux. Souffrir fait partie du job.”

Ce parcours est embêtant pour Anthuenis, avec son 3 sur 15.

“Non. Il a eu ses mérites. Il ne savait plus avoir du succès, puisqu’il n’était plus sur la même longueur d’onde avec la direction. Dans ce cas, c’est difficile de se motiver. Il ne pouvait le cacher.”

Y a-t-il d’autres secrets ? Des mises au vert, des vitamines…

“On ne part pas en mise au vert. On ne doit être au club que deux heures avant le match. On ne part que rarement en stage. Quand d’autres vont en Espagne, on va à Cadzand, près de Knokke. Non, je crois que les jeux de cartes, par exemple, nous font du bien.”

Expliquez.

“Avant l’entraînement, on joue à quatre. D’autres jouent au poker. D’autres lisent les journaux et en parlent. Cela crée de l’interactivité. À Anderlecht, il n’y avait pas d’endroit où on pouvait se distraire ensemble. Un autre exemple : les i-pods. Je ne suis pas contre cela avant un match, mais dans le vestiaire, on écoute tous la même musique.”



© La Dernière Heure 2009

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