La victime des fans du GB est devenue leur idole…

ANVERS Il fut un temps où Goor était traité de tous les noms d’oiseaux possibles, au Kiel. “Aujourd’hui, ces mêmes gens me respectent comme je n’ai jamais été respecté dans ma carrière . À Anderlecht, il y avait d’autres joueurs pour faire la différence. Il était normal qu’ils furent plus acclamés que moi.”

Et les fans du GB, se sont-ils déjà excusés ? “Non, mais je ne demande pas cela. Leurs tifos et chants étaient toujours ludiques. Pendant l’échauffement, cela me perturbait, mais pendant le match, je n’y prêtais plus attention. Au moins, ils sont inventifs. Ailleurs, on vous lance toujours les mêmes mots vulgaires.”

Mais même des chants visant sa maman ne lui font rien. “Les joueurs s’en plaignent trop facilement. Quand on insulte vos parents, vous savez quand même que le seul but est de vous déconcentrer ? N’en faisons pas un foin.”

Son âge, par contre, il ne faut pas trop lui en parler. “Il ne joue aucun rôle. Tant qu’on est bon, on est bon. Quand Lukaku jouera moins bien, il ne faut pas dire : ‘C’est parce qu’il est jeune’. Je déciderai moi-même quand j’arrêterai, à savoir quand les jeunes me dépasseront trop facilement...”

Ses fils de 8 et 9 ans sont prêts à prendre la relève. “Ils ne jouent qu’en 2e provinciale, près de Geel, mais ont du talent. On verra. Mon papa a joué jusqu’en D2, il a eu Guy Thys comme coach.”



© La Dernière Heure 2009