Julien Gorius et le Brussels ont affiché certains progrès, mais ce fut loin d'être suffisant

MOLENBEEK Non, non, rien n'a changé... Ce tube d'il y a quelques dizaines d'années peut parfaitement s'appliquer au Brussels au sortir d'une semaine qui fut pour le moins agitée. Cartier ou Van der Elst : le combat est le même. L'entraîneur molenbeekois, que ce soit l'ancien ou le nouveau, est confronté aux limites qualitatives évidentes de l'effectif. Les plus optimistes souligneront que la défaite essuyée devant le Standard lors de la dernière rencontre de la 19e journée de D1 était nettement plus honorable que la précédente encaissée à Westerlo.

Mais, au bout du compte, le résultat est le même et la situation au classement n'évolue pas d'un iota. Pire même, Dender et Malines se sont envolés et la lutte pour le maintien semble devoir se résumer à trois clubs : Saint-Trond, le Brussels et Mons. En d'autres mots, seul l'un dans d'entre eux sauvera sa peau en mai.

Parmi les rares petites lueurs qui éclairent encore le stade Edmond Machtens et qui permettent d'entretenir l'espoir, on retiendra les deux bonnes premières prestations en 2008 d'un Julien Gorius qui fut crédité, à juste titre, d'un premier tour décevant. "Je pense même que mon match face au Standard fut encore plus complet que le précédent", pointa le Messin aujourd'hui orphelin de son mentor, Albert Cartier. "Mais, si je suis heureux de remonter la pente, seul l'intérêt de l'équipe prévaut, et il faut bien avouer que nous n'avons pas livré une grande prestation face aux Liégeois. Tout au plus, on peut se réjouir d'avoir affiché des vertus qu'on avait plus vues depuis belle lurette chez nous : le fait d'avoir reformé un bloc et une saine agressivité qui a toujours constitué la marque de fabrique du Brussels. Par contre, on n'a toujours pas gommé ces erreurs fatales commises trop régulièrement et le manque de percussion offensive était criant. Le nouveau système mis en place me convient bien dans la mesure où mes qualités s'expriment le mieux dans un rôle plus axial. Malheureusement, nous ne disposons plus d'un centre-avant à la De Camargo ou à la Fort qui peut conserver le ballon aux avant-postes pour permettre aux autres lignes de monter en bloc et de se créer des occasions. Maintenant, Rome ne s'est pas construite en un jour et, si on a progressé au niveau de l'organisation, tout ne pouvait être parfait pour cette première."



© La Dernière Heure 2008