Sammy Greven revient deux ans plus tard sur les lieux de son crime

LOUVAIN Voici deux ans, lors de ces mêmes seizièmes de finale de la Coupe, OH Louvain était venu s'imposer (0-1, un but de Ruytinx) au Brussels, ce qui provoqua une énorme colère du président Vermeersch. D'autant plus qu'Albert Cartier avait déclaré la veille que la Coupe ne l'intéressait guère vu l'étroitesse de son noyau. Une chose est sûre, il serait étonnant que le Vosgien tienne le même discours ce soir; son boss ne l'accepterait pas. De plus, le capital confiance accumulé voici quinze jours face à Dender serait dilapidé en cas d'échec.

"Les circonstances sont fort différentes cette fois" , estime un Sammy Greven qui porte le brassard dans le camp louvaniste et qui se réjouit une fois de plus de revenir à Molenbeek. "Voici deux ans, on ne partait pas non plus avec les faveurs du pronostic mais les Molenbeekois nous avaient sous-estimés. Je doute que ce soit encore le cas ce soir ! De plus, nous sommes focalisés sur notre compétition en D2. Après trois revers de rang dont un immérité face à Virton, nous avons renoué avec le succès samedi dernier devant Eupen. Nous revoilà sur le podium qui correspond à nos ambitions puisque la direction a fait d'une qualification au tour final sa priorité. Le titre ? Pourquoi pas, dans la mesure où tout le monde se tient de très près en D2. Aucune équipe ne se détache réellement."

En d'autres termes, les Bruxellois ont tout intérêt à se méfier parce que l'écart entre le fond du panier de D1 et la tête de la D2 n'est guère énorme... Et puis, les Fabrice Omonga, Kevin Serville, Rudy Cossey et Sammy Greven, autant de Louvanistes au passé molenbeekois, se feront un malin plaisir de motiver leurs troupes. "J'ai encore en tête l'ovation que les magnifiques supporters du Brussels m'avaient réservée à l'occasion de ce retour dans la capitale; j'en ai encore des frissons... Des contacts ? Oui, tous les mois avec mes potes Patrick Nys et Richard Culek. Je suis d'ailleurs heureux que je ne doive pas croiser le Tchèque sur la pelouse. Il reste le moteur du Brussels. Le week-end dernier, sous la douche, nous avons évoqué cette rencontre avec Fab (Omonga). On s'est dit qu'on aurait tout à gagner lors de ce match."

Et puis, Rudy Cossey a peut-être préparé un coup dont il a le secret.

"Sans passer pour un hypocrite, c'est un des meilleurs coaches avec qui j'ai travaillé. Très professionnel, il me rappelle un certain Harm van Veldhoven avec qui nous avons connu tant de succès au stade Machtens..."



© La Dernière Heure 2007