Le budget du club est de 6 à 7 millions, pour 40 millions à Anderlecht

SCLESSIN Salim Toama s'est installé à Liège l'été dernier mais le médian du Standard suit encore le championnat israélien à la télévision, grâce à une antenne satellite, et sur Internet.

"En Israël, le football est surtout basé sur la technique. Il n'y a pas vraiment de joueur physique" , commente l'international israélien, qui a lui-même dû muscler son jeu pour s'imposer au Standard. "Hapoël aime faire circuler le ballon. J'ai connu le nouvel entraîneur, qui a été mon coach à Maccabi Petah-Tikva. Il évolue en 4-4-2 et prône un jeu offensif. Mais il adoptera peut-être une tactique plus prudente ce jeudi."

Les Israéliens n'ont pas eu besoin de contacter leurs espions évoluant en Belgique pour obtenir des informations précises sur Anderlecht.

"Dimanche, le coach d'Hapoel était présent au stade Constant Vanden Stock pour assister au match d'Anderlecht contre La Gantoise. Après la rencontre, je l'ai rencontré à Bruxelles. Il sait que ce sera un match difficile. En Israël, tout le monde connaît Anderlecht. C'est l'équivalent du Beitar Jerusalem, le club qui a le plus de moyens pour acheter les meilleurs joueurs. Hapoël, ce serait plutôt le Standard. Leur budget est de 8 à 10 millions de dollars (NdlR : 6 à 7 millions d'euros, soit un peu moins de la moitié du budget du Standard)."

Pour Salim Toama, il y a plus de suspense dans le championnat belge qu'en Israël. "Dans mon pays, le championnat est joué avant de débuter : le Beitar est champion... Ici, il y a trois ou quatre équipes qui ont plus ou moins le même niveau et qui peuvent prétendre au titre. Je dirais que Hapoël pourrait jouer le Top 5 belge."