Les deux joyaux du sport belge, fraîchement retraitées, ont été choisies pour leur jeunesse, leur notoriété internationale


BRUXELLES Justine Henin et Kim Gevaert ont été présentées comme les deux premières ambassadrices de la candidature belgo-néerlandaise à l'organisaton de la Coupe du monde 2018 de football, jeudi à Bruxelles.

Les deux joyaux du sport belge, fraîchement retraitées, sont les deux premiers noms d'une série d'ambassadeurs, qui devraient être au nombre de onze, chargés durant deux ans de représenter la candidature conjointe de la Belgique et des Pays-Bas pour le Mondial-2018.

"Le choix de Justine Henin et Kim Gevaert n'est pas innocent", déclare Alain Courtois, cheville ouvrière de la candidature belgo-néerlandaise. "Nous entendons insister sur le fait que notre candidature dépasse largement le cadre du football et qu'elle entend concerner et booster l'ensemble du sport dans notre pays. Tous les sports doivent être impliqués. Nous avons aussi choisi deux femmes car le football n'est pas destiné qu'aux hommes, mais aussi aux femmes, aux enfants, aux familles... C'est un projet qui doit concerner l'ensemble de notre pays, l'ensemble de sa population. Justine et Kim sont deux figures mondialement connues. Elles nous aiderons à montrer que nous ne sommes pas un petit pays".

Kim Gevaert avoue avoir quelque peu hésité avant d'accepter d'être ambassadrice, car, dit-elle, elle ne connaît pas très bien le monde du football. "Mais c'est un projet qui concerne le sport en général. Ma grande motivation, c'est l'amour du sport", déclare l'ex-athlète. "J'espère que cela va contribuer au développement d'infrastructures sportives, mais aussi à celui de projets sociaux.

C'est important d'être en bloc derrière ce projet, important pour l'image de notre pays. En Belgique, on est capable de réaliser de grandes choses mais on est toujours trop humble. C'est un peu comparable à ce qu'on a fait avec le relais 4x100 m. Au début, peu de gens y croyaient mais on a fini par être vice-championnes olympiques", poursuit la Louvaniste.

Justine Henin n'a pour sa part pas hésité longtemps. "Tout le monde connaît mon attachement au football", explique l'ancienne numéro un mondiale de tennis. "J'ai dit oui tout de suite car j'aime le foot et que je suis attachée à mon pays. Le sport permet de faire connaître la Belgique à travers le monde. C'est un projet ambitieux mais nous devons avoir cette ambition et croire en nos rêves".

Le chemin est encore long d'ici la désignation du pays organisateur du Mondial 2018, qui sera connu en 2011. "Le projet doit être rentré pour le 31 décembre 2010 au plus tard", explique Alain Courtois. Et la Belgique et les Pays-Bas ne sont pas les seuls à vouloir mettre sur pied la Coupe du monde. "Nous ne serions pas ici si nous n'y croyions pas", dit Justine Henin. "Nos chances sont réelles mais il faudra se battre pour y arriver. Et nous tenterons d'apporter notre petite pierre à l'édifice".

Concrètement, les deux ambassadrices devront être présentes aux moments-clés, surtout d'un point de vue international, comme l'annonce officielle de la candidature belgo-néerlandaise qui aura lieu en mars prochain. Elles pourraient aussi assister à plusieurs matches des Diables Rouges.

© La Dernière Heure 2008