Le 7e Ballon d'Or de Lionel Messi est-il mérité ?

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Oui, n'en déplaise à ses détracteurs 7,0%
Pas tellement, mais ce n'est pas non plus un scandale qu'il le gagne 27,0%
Non, ce trophée devient n'importe quoi 66,0%

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Ce lundi, le franc est tombé. Et il a plutôt surpris: Leo Messi a soulevé son septième Ballon d'or de sa carrière. Le second d'affilée vu l'absence de remise du trophée l'an dernier. Un trophée qui, selon les déclarations de la Pulga, aurait été logiquement attribué à la machine du Bayern en 2020.

Arrivé cet été à Paris, l'Argentin fait évidemment la Une de l'Equipe. Le journal titre "Jeu, 7 et matches". Dans son Edito, Vincent Duluc, célèbre journaliste du quotidien sportif pose tout de même un problème sur la table: "La question qu'il faut poser, parce qu'elle prolonge les débats des derniers mois, et parce qu'on la doit à l'esprit même de la distinction créée en 1956, consiste à savoir si le monde a voté pour l'Argentin par habitude ou en récompense d'un mérite supérieur à la concurrence." Dans un autre papier, L'Equipe admet également que les "Bleus Karim Benzema, Kylian Mbappé et N'Golo Kanté espéraient mieux".


Aussi étonnant que cela puisse paraître, Leo Messi n'entre pas dans la Une de la Gazzetta dello Sport. Même pas pour féliciter Jorginho, troisième du classement et qui a tout remporté ou presque en 2021 avec la C1 et la Coupe d'Europe. Ils préfèrent mettre en avant le calvaire vécu à la Juventus cette saison et les problèmes financiers de la Vieille Dame. Dans ses pages, les Italiens sont restés simples: "Ça se termine comme prévu, sans surprise. Leo Messi triomphe, pour la septième fois, avec deux trophée d'avance sur son rival Cristiano Ronaldo, seulement sixième."

Pour Marca, "Messi monte au septième ciel". Dans sa première page, l'ancien numéro 10 du Barça trône avec une infographie et ses sept Ballon d'or. Tout en oubliant pas Alexia Putellas, la joueuse du Barça qui a remporté la catégorie féminine. 


Leur concurrent AS estime quant à lui que Messi est "le fils de Oro". Une référence à Diego Armando Maradona, disparu il y a un an. Mais le quotidien met aussi Alexia Putellas à l'honneur. "L'Argentin du PSG a remporté son septième Ballon d'Or et la milieu de terrain du Barça est la troisième femme à le remporter dans le monde", souligne le journal de la capitale espagnole. "Il n'y aura guère d'héritage similaire à celui que Leo Messi laissera derrière lui lorsqu'il prendra sa retraite. Difficile, voire impossible", ajoute AS.


Forcément, pour la Catalogne, ce Ballon d'or 2021 porte le sceau de la région. "Historique. Le premier Ballon d'Or d' Alexia Putellas et le septième de Leo Messi . Et comme si cela ne suffisait pas, Pedri González a remporté le trophée Kopa du meilleur footballeur des moins de 21 ans du monde. Une fête à Paris au parfum de Barcelone. Peu importe à quel point le génie argentin porte le maillot du PSG depuis le mois d'août", estime le quotidien proche du FC Barcelone.


Même son de cloche pour Sport, "Ballon d'or Blaugrana" titre le journal également issu de la Catalogne. "Ce n'était pas le triplé Blaugrana de 2010. Dans lequel Messi, Xavi et Iniesta étaient les premiers et la personne chargée de nommer le lauréat était Pep Guardiola. Mais cette cérémonie entrera également dans l'histoire pour avoir couronné, pour la première fois, une femme du FC Barcelone: Alexia Putellas. Une grande capitaine."

En Allemagne, c'est la soupe à la grimace. Di Welt annonce une "victoire surprenante de Messi et une déception pour Lewandowski". Le quotidien ajoute "Messi a connu une année relativement faible au niveau des clubs. Contrairement à Robert Lewandowski." Selon Sky Sports Allemagne, le Polonais était légitimement déçu. "Robert Lewandowski a applaudi poliment. Mais l'énorme déception de l'attaquant exceptionnel de 33 ans au "Théâtre du Châtelet" à Paris était clairement perceptible."

La réaction la plus virulente est certainement celle du Bild. Sur son site internet, le média estime que ce choix est "scandaleux". Carli Underberg, présentateur d'une émission pour le média a ajouté que cette élection était même "ridicule".